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Cependant, quelques pures que soient ces eauxconcrètes , on prétend qu’en général, elles sontmal-saines, étant fondues, à cause de leur extrêmefraîcheur, Sc l’usage en est plus nuisible que celuide l’eau coulante du ciel. La plupart des habitansdu Tirol 8t dans le Vallais, qui fait partie de laSuisse, en font une funeste expérience. Ils préten-dent que c’est l’usage d’une telle eau qui leur donneles goitres St les enflures de gorge, auxquels ilssont sujets ; & l'on sçait que toutes les montagnesde la Suisse sont couvertes de neiges St de glaciers,qui, par leur résolution, fournissent la plupart deseaux de cette contrée, nécessaires aux besoins deces peuples. Peut-être que les alimens solides & lanature de l’air y contribuent autant St plus que laneige.
Parmi les différentes sortes d’eaux du ciel Stcongelées, les unes ne paraissent qu’en hiver, ôtles autres plus communément en été, Sic.
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i. La gelée blanche. [ Pruína autumnalìs. ]
C’est une espece d’eau ou de rosée , qui tombele matin vers la fin de l’automne , (dans le com-mencement St à la fin de l’hiver, St quelquefoismême au commencement du printems,) St qui a lapropriété de s’attacher étroitement aux feuilles desvégétaux ou à d’autres corps, St de s’y congeler.Les physiciens sont peu d’accord fur la formationde cette gelée blanche contre les vitres des édi-fices.
1 . Le verglas. [ Pruina hybernalis. ]
Ce sont des vapeurs de l’air, St humides, qui, ense déposant dans l’hiver fur des corps terrestres, Stc.s’y attachent fortement, St s’y congèlent commede la glace. '
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