bu Régné minéral. 33
rue Scheuchzer A citée clans son Iter Alp. p. 404&c 483 ; s° la fontaine de Colmar en Provence,dont l’eail coule de là grosseur du bras, & s’ar-rdte alternativement de sept minutes en sept mi-nutes. Le jour du tremblement de terre de Lis-bonne , (i er Novembre 1755,) elle .devint conti-nue : elle n’a repris son intermittence qu’en 1763.
Les eaux de fontaines temporaires sont périodi-ques régulières, c’est-à-dire , qui observent unteins réglé, & qui ne coulent que pendant unesaison de Tannée , & cessent dô couler pendantles autres saisons. Enfin plusieurs fontaines pré-sentent dans ìeur cours des modifications qui lesfont passer successivement de Tuniformité à l’in-termittence, &£ de Tintermittence à Tintèrcalai-son, & revenir ensuite à Tuniformité par desnuances aussi marquées.
Le peuple, dans les pays qui avoisinent certainesfontaines périodiques, a toujours été effrayé oulivré, à la vue de ces vicissitudes & des dénoue-inens de ces bizarreries apparentes, dont il igrtoroitla cause, à des croyances superstitieuses, qui, dans lesmatières de physique , sont toujours son partage.Lisez Tarticle Fontaine dans notre Dictionnaire.
On explique d’une maniéré fort ingénieuse, & quiparoît très-naturelle , le mécanisme des fontainespériodiques soit intermittentes, soit intercalaires. Onsuppose dans les montagnes des cavités où se réu-nissent les eaux ; &, comme il y a dans les couchesde la terre des courbures très-propres à donner auxcouches qui contiennent les eaux pluviales la formecTun siphon,il résulte que les écoulemens périodiquesdépendent du degré de hauteur de l’eau dans Tunedes branches du siphon, &c c. Ceci explique aussil’origine des sources ou fontaines au sommet deTome I, C