DU RÉGNÉ MINÉRAL. 8t
tantôt noirâtre , d’autres fois jaunâtre , Sc tire furcelle de la rouille ou ìrutrement, selon l’additiondes corps apportés par les pluies (a). Les eaux ,en fe retirant, font que la terre fe sèche, se res-serre , devient plus compassé en vieillissant, Streçoit différentes modifications de l’air St de sesvicissitudes ; ou, si elle tire son accroissement jour-nalier , son altération de la destruction des végé-taux St des animaux,elle augmentera tous les jours enqualité, St, suivant les circonstances locales, passerapeu-à-peu à Pétât de limon, & quelquefois à ce-lui de tourbe,ou de glaise,ou d’argille grasse. NVood-ward St Scheuchzer pensent qu’avant le déluge, leglobe étoit couvert de cette elpece de terre noireSc fertile. On présume bien qu’il est impossible queles terreaux de la nature soient constamment lesmêmes par-tout : leur exposition, leur situation ,les différentes matières qui peuvent les former ,ajoutons-y les travaux que les hommes Sc les ani-maux y emploient, tout concourt à en changer lespropriétés.
La terre labourable, [ terra agromanorum ,] estd’un jaune brunâtre, ni ferrée, ni légere , Sc tientlin peu aux doigts quand on la manie : elle est unpeu douce au toucher, & répand une odeur non fé-tide après la pluie : arrosée d’eau, elle ne doit pasêtre trop liante, mais être meuble, facile à labourer.
On appelle terre neuve , celle que l’on tire d’unendroit où la végétation n’a pas eu lieu depuislong-tems, ou celle qui n’a pas encore été éven-tée ni fouillée.
(<j) La tare noire des jardins i appelée humus, contient ungrand nombre de particules feirugineulcs. Ct Ile qui elt jaune& argilleuíè, en contient encore davantage , c’elt ce que prouvela semeuse expérience de Beclicr pour la composition artificielledu fer.
Tome I, F