du Règne minéral. ijçdont la forme des grains est assez inégale. On trouvecommunément ce fable fur le bord de la mer, oudans les lieux qu’elle a habités autrefois. Celui quiest le plus calcaire peut servir, à défaut de pierrecalcaire , pour faire une espece de chaux : il con-vient fort, par cette propriété , pour améliorer lesterres , & parce qu’il est toujours chargé de quel-ques parties de sel marin (a). Les bancs de fable quis’élevent dans la mer, vers la surface de l’eau , sontdes especes de quartz qui contiennent des fragmensde coquilles. On connoit sur-tout le fameux banc deTerre-Neuve , où les Européens font la pèche de lamorue : cet amas de fable a environ cent cinquantelieues de long fur cinquante de large, St n’est guèresrecouvert que de vingt brasses d’eau.
On a,
1. Le fable fpathique. [ Armaspathosa~\
II est composé de particules de spath grainelées ,peu dures , ternes à l’extétieur , brillantes intérieu-rement : on s’en sert quelquefois pour les mêmesusages que du gravier ordinaire , mais c’est àtort ; il n’en a pas les propriétés : quelquefois il estpelotonné , mais n’a point de solidité ; il y en a dedifférentes couleurs.
2. Sable fpathique 8c gypfeux. [ Annaspatho-gypsosa, Gypsum armarium , WALL . Lapis are-nanus, Epistol. itiner. 47, 6, 14. ]
Ce n’est qu’un assemblage de petits grains de sa-
(<*) Observation. Les parties calcinablcs de ce fable fontoriginairement dûes aux coquilles, aux madrépores Sc à toutesles substances calcaires qui se trouvent ou parsemés & commeenclavés dans les rochers qui bordoienr autrefois la mer, 8c queles eaux des plûtes & des fleuves détruisent tous les jours : oudispersés çà & là fur les bords des mers qui nourrissent beau-coup de testacés, & dont les coquilles (ont plus ou moins bri*fies, atténuées pat le flux Sc k reflux de la mer.