du Règne minera t,
On a,
1. Le crayon fin. [ Molybdtzna pura Wall. ]
C’est le plus léger & le meilleur pour Pufage des
dessinateurs ; on le trouve abondamment en Angle-terre , dans la province de Cumberland , à peu dedistance de Carliste. La mine de cet endroit est:unique dans ton efpece , & le gouvernement en apris un foin tout particulier : on prétend mémeque l’exportation de cette molybdène fine & en na-ture , est défendue fous des peines très-rigoureufes.On ne peut sortir du royaume que celle qui est em-ployée en crayon. II fe trouve aussi du crayon dansles mines du pays de Hesse. II est en morceaux gros& longs , médiocrement dur, d’un grain fin ÔCferré, net, uni, de couleur noirâtre & brillante ,doux au toucher , facile à scier & à tailler encrayons longs , quarrés ou ronds.
2. Le crayon grossier. [ Molybdœna annacta ,Wall. ]
II est d’un grain dur , aigre, grossier & remplide parties graveleuses ou sableuses : il fe trouve enFinlande ; il sert aux chauderonniers, aux marchandsde vieille ferraille &c de fourneaux , pour donnerdu lustre à leurs ouvrages, asin de les faire passerpour neufs ( 'a ).
(<-) On fait aux environs de Berlin , avec le (ou la) molybdènecommun, celui dont le grain est trop rude, des crayons de la ma-niéré suivante; on broyé avec des outils propres à cela le molyb-dène , on en fait une pâte avec une dissolution de colle légersde poiíîon, on en emplit des bâtons évuidés en rond , ou enquarré , avec une rainure qu’on bouche ensuite par une petitetringle qui s’enchasse exactement, on l’aflujertit avec des ficel-les; &, lorsque le tout est sec, on en raille le bout en pointe, &on en tait des paquets plus ou moins gros, qu’on envoie danstous les pays.
Quant au crayon rouge, appelé sanguine des peintres , ou ra-
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