du Règne minéral. 195figures de magots , d’animaux , &c. & d’où ellenous est envoyée toute façonnée : elle est douce ,savonneuse au toucher , d’une transparence de cireou de suif, assez dure, blanche, quelquefois jau-nâtre , tantôt marbrée, &c.
La pierre de lard est la stéatite des anciens ; elleétoit ainsi appelée du mot grec o-Tea'p, qui signifiegraisse ou lard. Kentmann, Nom. rerum fojjìl. p. óo,l’a désignée fous le nom de gemma huya ou gem-mahu.
Espece X C.
II. Pierre ollaire noire (a) , ou Talc noir. Stéatite.
[ Lapis ollarìs niger. Talcum Jleatico-nigrum, Ollaris
mollior , pingiùs , niger, micaceo-lamellosus ,
( <0 Les pierres ollaíres (strictement dites) font composéesd’un amas communément irrégulier de particules feuilletées,filamenteuses & gr.unclées. (M* Guettard fait mention dans lesMémoires de l’Académie Royale des Sciences, ann. 1751 , dequatre fortes de pierres ollaires du cabinet de M. de Teslïn,lesquelles (è lèvent par feuillets Comme les schistes, & ne /ont,dit-il, preíqu’un amas confus de parties talqueuscs, réunies parune matière qui lui a parue être de la nature du schiste. ) Lespierres ollaires se divisent, à l’aide du fer, en morceaux iné-gaux , quelquefois en feuillets ; l’on y remarque souvent des par-ticules luisantes, qui leur sont étrangères; les pierres ollairesdurcissent considérablement au feu, ainsi que l’expérience ledémontre sur les vases & les dissérens ouvrages qui en sont faits,& qu’on met au fourneau des potiers dans des boîtes, ou ga-zettes de fer battu, ou de tôle, enduites de glaises. La finessedu grain de cette pierre, & le peu de dureté qu’elle a au sortirde la carrière, permet aux ouvriers de la travailler fur une especede tour mû par un courant d’eau. On en fait un commerce assezconsidérable , puisque Scheudizcr assure qu’il va à plus defcooocouronnes d’or. Les pierres ollaires varient un peu par la cou-leur , la figure & la dureté , su r-tout celle de Pensilvanie : c’estdans la Suisse que l’on trouve abondamment la pierre ollaire;on en a découvert aussi dans le Canada, qui, selon M. Guettai d,n’est pas si propre à être travaillée. C’est par une dénominationprise aussi de l’usage de cette terre qu’on l’appelle pierre ollaireLapis ollaris, lebctum : les Allemands l’appellent communémenttopph-siein , rarement schiberl-siein > p f ann t-stem ; la pierre ollaire