du Règne minéral. uttìe bouteille. Pour détacher cette ardoise dans lacarrière , des ouvriers , qu’on appelle feudeurs ,font entrer de haut en bas , à grands coups de mar-teau , de longs ciseaux dans les interstices des lits ;mais on ne la taille en tous sens par lames épaisses outables, que quand elle est hors de fa carrière : il enest de même pour l’ardoise de toits (a).
Espece X C V11.
III. Ardoise tendre & friable.
[ Ardejìa mollior & friabìlis. Schijìus nigricans ,friabìlis , script tira alba , LlNN. 3. FiJJUis mol -lior. Fijjìlis friabìlis, Wall. FÌfJìlis fubfriabi-lis , manus non inquinans , CARTH. ]
Cette ardoise est des plus fragiles, 8í friable ; il n’estcependant pas rare d’en trouver qui ait assez de con-sistance pour être maniée fans s’écrafer , lur-toutquand elle se durcit. La preiniere produit un verresi spongieux , qu’il nage sur l’eau ; l’autre se changeen un verre poreux qui va au fond de l’eau : cetteardoise est appelée , dans le langage des ou-vriers , le feuilûtis ou le franc-quartier. O11 en a dedifférentes couleurs.
(«) Scheuchzer >» OrySogr. Htlvetic. p. no, rapporte une choiesingulière de l’ardoise de tables, qui íe trouve à Blattenberg enSuiiTe, fçavoir, que les tables ou feuilles en font composées dedeux couches différentes : la premiere est toujours dure , on lapeut polir ; au lieu qu’on ne le peut pas avec la couche infé-rieure , parcs qu’elle est trop tendre : ces différentes couches setrouvent toujours, dans la carrière, disposées alternativement,comme on vfent de le dire . fins aucune autre différence.
La plupart des autres schistes , ainsi que les pierres feuilletées,occupent la partie du milieu du terrain fur lequel les couchesfont portées , & elles forment des lits horizontaux : on en ren-contre cependant qui fiant, ou perpendiculaires, ou inclinés :ils fervent autflî de toit aux charbons foffilles, & on les y trouvequelquefois» demi-fondues, ou réduites en scories comme lapierre ponce,
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