L2.6 Nouvelle Exposition
Fissilìs durus , rudis , gristus , C ART H. Schljlutdifjîculter scindendus, ]
C’est une pierre de nature d’ardoife , grossière ;graveleuse , dure , compacte , qu’on ne peut clivi-
affez tranquilles, ou des fluides peu agités. (Un observateur.M. Deímarèts, a tâché de démontrer que ces cristallisationsétoient, au contraire, le produit dit feu. Voyez à f article Pro-ductions dc Volcans, Vol. Ií. ) La hauteur des colonnes de lacliaullée d’Amtrin est peu constante. Il y en a de trois & qua-rte pieds , d’autres en ont trente & quarante : on n’en trouveprelque point d'ilolées : flics forment des mafles énormes ; lapins grande est plus particulièrement appelée la Chaujjie desGéants , l’autre porte le nom de jeu d’orgue : celle-ci n’elt com-posée que de soixante piliers, tandis que , dans celle de lachaussée, on en compte plus de trente mille. Dans les bassesmarées, on observe que cette chaussée s’avance de cent toi-les dans la mer; & il est probable que fa longueur est beaucoupplus considérable. On estime sa plus grande largeur à deux centsquarante pieds, & la plus petite , à cent vingt. Du côté des ter-res , on trouve plusieurs de ces colonnes à plusieurs milles à laronde. Le docteur Pocok Sc le naturaliste d’Acosta, ont donnéune description très-détaillee de cette merveilleuse productionde l’Irlande. Cette pierre est d’un tissu serré, fait feu avec leLriquet, S: prend un beau poli; elle est brillante par ci, par-li,dans ses fractures : on n’y découvre point de corps étrangers,excepté quelques grains vitreux : fa dureté la rend difficile àêtre travaillée : quoiqu’elle peut servir de pierre de touche pouressayer les métaux, néanmoins elle n’appartienr point à la dalledes pierres argilleuses : si ce n’est point une production de Vol-can, une lave, ce scroit donc une pierre du genre des petro-filex : elle ne le calcine point au feu ordinaire, elle y acquiertune couleur ferrugineuse, & se convertit, à i’aide de la soude,dans un feu violent, en un verre noir. On voit trois belles ar-ticulations de ce prétendu basalte d’Irlande , dans le cabinet deLeyde, & sept à huit au pied du grand escalier du Mufnum, àLondres. Cette pierre a été dessinée & gravée. Ceux qui en vou-dront de plus grands éclaircissemens, peuvent consulter le sup-plément du Dictionnaire de Chambers, au molGiants-caufeu/ays.
Pourroit-on encore ajouter à ce Basaltes ci ystalliíë la roche decorne crystallisée noire dont îallerius parle, Efp. m4» P- íg ‘ìTapis corneus cryjìallifatus , niger , prìfmaticus , lateribus inordina -tis , Wall. Smecíites cryjìallifatus eryflallis oblongis, trregula-ribus , Carth. Z. Ces lottes de pieires crystallilëes feroient-elles les mêmes que celles que Pline a désignées sous le nomde Basaltes , ou pierre de touche, & qu’il dit se trouver enEthiopie? Voyez la Lithog. de M ■ Pott, Tom. II, p. ity; &