rzr Nouvelle Exposition
évidemment leur origine de corps organisés 8í durs^appartenans au règne animal, comme coquilles jmadrépores , Stc. Nous en ferons trois sous-divi-íions : i° en pierres calcaires opaques , peu oupoint crystallisées ; 2° en pierres calcaires demi-crystallifées ; 3 0 en pierres calcaires, transparen-tes & crystallisées.
PREMIERE SOUS -DIVISION.
Pierres calcaires opaques, &c peu ou point crys-tallisées.
[ Lapides calcarei opaci , figura indeterminatì .]
C E font celles que l’on trouve, ou en morceaux ,isolées en pleine campagne, ou formant des bancs ou
des coins, des leviers, des pics, quelquefois à I’aide de cartou-ches de poudre à canon , bourrée & scellée dans des trous faitsavec la tatriere ; on emploie ces divers moyens , selon la résis-tance des masses, h nature de la pierre, & le parallélisme desbancs, ou la disposition des roches. Les bancs de pierre calcaireâ bâtir des environs de Paris, font composés de coquilles plusou moins dénaturées, en couches horizontales, & ont depuishuit julqu’i dix huit, vingt pouces de hauteur, & même davan-tage.On connoît des carrières qui sont d’une étendue très-considé-ra hie: celle de Mastticht, par exemple, où l’on dit que cin-quante mille personnes peuvent íè réfugier, & qui est soutenuepat plus de mille pilliers qui íaisoient partie des lits de pierre,& qui ont vingt à vingt-quatre pieds de hauteur ; l’épaisteur dela terre 011 pieirequi est audeflus, est de plus de vingt-cinqbrades. II y a dans plusieurs endroits de cette carrière, commedans quantité d’autres, de l’eau Sc des Detits étangs od l’on peutabreuver du bétail, &c. Voyez Trar.saíl. Philofoph. abr. Vol. II ,p. 46}. Les mines de sel de Pologne offrent des excavationsíaites par les mains des hommes, encore plus grandes que celle-ci. Les grottes de la Thébaïde sont auslï dc vraies carrières, quioccupent successivement un terrain de dix à quinze lieues; eliesfont creusées dans la montagne au levant du Nil. 11 y 3 ordi-nairement de vastes carrières auprès de toutes les grandes villes;mais les ouvrages des hommes, quelques grands qu’ils piaillentéire, ne tiendront jamais qu’une bien petite place dans l’hiitoirede la nature.