du Règne minerai.. 27 1
Espece C X X 11,
II. Albâtre.
[Alabaflrum. Marmorfixum particulis arenaceis mi-cantibus , LlNNX 11. Gypsum particulis minimispunclulis , nittns\ WALL
Les parties de cette substance pierreuse fontfines , compactes & brillantes dans les cassures ,comme de petits points : quoique moins dure quele marbre , elle est susceptible d’un poli qui luidonne l’éclat resplendissant de la corne la plusunie & la mieux polie. L’albâtre, proprement dit,fe distingue du marbre par la finesse & l’arrange-ment de fes parties qui le rendent transparent : ilfait effervescence avec les acides , fe calcine aufeu, & produit tous les effets de la pierre calcai-re (û) : fa couleur la plus ordinaire est blanche ;il s’en trouve cependant qui est coloré par des substtances minérales. Voyez Ritter, de Alabajlris.On distingue l’albâtre, en oriental & en occiden-tal ; le premier est dur, d’un grain pur, de couleur
qu’elic est en terre, elle est tendre & fragile, ce qui est caufequ'on a de la peine à la tirer en grands morceaux.
Herman fait mention d’une ostéocolle bleue de Maílel, quiest aujourd’hui très connue; elle contient cinq onces & demied’argent par quintal.
On peut encore consulter les Observations fur l’ofttocolU , parMM. Gledistch fr Marcgraff, dans les Mémoires de l’Académie deBerlin, ann. 1748,/». }j, 59.
(a) II est étonnant que U plupart des auteurs systématiques,tels que Linnarus, Walìerius, & devant eux, Koemg, Kranier,Bruckiiiann, & c. ayent confondu les terres calcaires avec lesterres gypfeulès, d’après les propriétés qui, dilênt-ils, sont com-munes entr’elles ; tandis qu’il est reconnu que les pierres calcai-res, comme l’albâtre oriental, font effervescence avec les acides,& qui les gypses n’en font point : les albâtres gypíèux sont plusrarement colorés; ils souffrent difficilement le poli de l’albâtrecalcaire : on les appelle alabastrites aut pseudo-alabasirum, fauxalbâtre.