i90 Nouvelle Expositionà des crystaux de roche qui feroient fort tendres.Le petunt-le des Chinois fe trouve dans les rochersdu pays.
Le spath fusible ne fait point d’effervescence nine se dissout avec les acides, ne donne point d’é-tincelles avec l’acier; mais il pétille, se gerce, &fe divise ou s’éclate de la même maniéré que legypse , dans les premiers momens qu’on l’exposeau feu ordinaire : il ne se calcine point, 6c neproduit pas de la chaux : le feu devenant un peuplus actif, il se pelotonne. Exposé à un feu de ver-rerie , il y entre totalement en fusion, 6t plus fa-cilement encore , pour peu qu’on y joigne quel-qu’autre fondant d’une nature opposée : alors ilbouillonne au feu comme le plâtre, 6c forme unverre qui ressemble à celui des primes de pierre-ries ; phénomène qui est particulier aux spaths fu-sibles 6c vitreux, & à la pierre de Boulogne uni-quement. Si on se contente de calciner le petunt-féà un feu médiocre ou jufqu’à rougir, il y acquiertla propriété phosphorique. O 11 en trouve de cu-bique, de rhomboidal, de lamelleux, de crystallinà petits prismes : il est presque toujours coloré ouen bleu , ou en verd, ou en jaune , ou en rouge,quelquefois grisâtre , 6cc ; 6c ces couleurs nousparoissent dépendre de la nature du phlogistiqueÔc terres métalliques qui se font combinés dans facrystallisation. Le plomb lui donne la couleur jaune6c la forme cubique ; le fer le rend rouge & rhom-boidal ; l’étain le rend noir ou violet, 6c d’unefigure quadrilatère; le cuivre le rend bleu ôc ver-dâtre. II y en a de toutes les teintes des différentespierreries ; ÔC on les appelle fausse topaze , fauxrubis, faux saphir, fausse émeraude, fausse amê-thyfle, faussé aigue-marine, ôcc. On trouve beau-