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Nouvelle Exposition
Espece CX XX.
II. Pierre lumineuse de Bologne, ou Gypse phos-phorique (a).
[Lapis Bononienjìs. Gypsum phosphorescens. Gyp-
lueur paroît émeraudes, fi Ig fluor dtoit verd-bleuâtre, ou violette:S’il étoit pourpre, nué de noir ou couleur d’améthyste. On voitdistinctement paíîer s trccessi ventent cet éclat entre chaque petitelame qui compole le morceau de fluor, avec différais accidensdans ces couleurs; Sc, comme la chaleur du charbon ardentn’augmente point, l’ettet de cette pierre phosphorique se sou-tient assez long-teins, jusqu’à ce qu’elle vienne à décrépitercomme du sel marin , alors les lames s’éparpillent sens couleur,Sc presque toujours sens transparence.
(a) M. Wallcrius, pag. r o, , range cette pierre parmi les gyp-ses , en ce que, comme les pierres à plâtre & les marbres calci-nés , elle produit également de la lumière dans l’obseurité. \sbl-tersdorf'la rapporte au genre des spaths fusibles, & Margraff laregarde comme un spath fusible phosphorique ou ftléniteux.Henckel parle de cette même propriété phosphorique dans sesOpuscules miner illogiques ; & M- Pott dans la Continuation de faLiíhogéognosie : le premier de ces deux derniers auteurs attribuece phénomène à l’acide du sel marin qui y est contenu, Sc lesecond à une matière sulphureuse très-subrile ; mais on íçait quepersonne n’a mieux traité cette matière que M. Margraff, dansleí Mémoires de l'Académie royale des Sciences de Berlin, ann, 1749,pag. 60 6 - fuir. On peut aufli consulter l’ouvrage de M Maine -Jius, divise en quatorze chapitres, fur la comparaison de la pierrede Bologne, dans les Ephem. nat. cur. T. IV, Apg. p. 165.
Dans la description que nous donnons des substances miné-rales, or, y remarquera qu’une très grande quantité de différerascorps deviennent phosphores par la calcination : la plupart despierres à bâtir ou de taille, celles qui sont précieuses, les bols,la craie , &c. sont de ce nombre. Nous ne disconviendrons pascependant que la pierre de Bologne y tient le premier rang parla force & par la durée de se lumière; elle a acquis une autrecélébrité. C’est que, selon M. Dufhy, elle devient aussi lumi-neuse, étant exposée, soit au clair de la lune, soit à la lumière» ' d’un flambeau & même d’un crépuscule. Quand on calcine cette
't prerre, on l’endttit, après savoir imbibée d‘eau-de-vie, d'une
poudre très sine, provenant d’une autre pierre de Bologne : onmet ensuite la pierre ainsi préparée au feu de réverbère.
O11 conserve les phosphores produits par la calcination dansdes boètes garnies en dedans de flanelle (laine) ou de coton, enles préservant soigneusement des impressions de l’air. Lorsque les