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Tome premier.
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i 96 Nouvelle Exposition

Espece CXXXL

III. Pierre-porc (à) , ou Pierre puante.

[ Lapis sulllus. Lapis felinus. Spathum opacum yfricliom fœtidum , Wall. Bitumen marmorisfaetidi , Lin N. y. ]

L’on n’a pas encore une connoissance bien cer-taine de la nature de cette espece de pierre, pourdéterminer avec précision ses caractères extérieurs.Les unes sont semblables au spath fusible, & enont la plupart des propriétés ; d’autres ressemblentun peu à la pierre de touche ou au marbre noir, &c.6c sont plus ou moins calcaires. Leur couleur estd’un brun foncé ou grisâtre. Elles exhalent unemauvaise odeur de charbon de pierre, ou d’urinede chat ( b ), quand on les écrase ou qu’on les

(a) On ne doit pas confondre la pierre puante, UpU fuillus »avec la vraie pierre-porc orientale, appelée ptdre dipor.co, qui estle bézoatd du porc-épie, byfírir.

(t) La pierre-porc n’est pas I.i seule substance fossile qui seitodoriférante, M. Ledelius, dans les E-phtmer. nat. car. T. XVI ,pag. 81, obf. 18, pat le d’une piètre qui lent la violette, on lanomme aulh jolitc. On la trouve, dit-tl, près les bains de Hir-icbei; Ion oaeui varie de teins en teins 5 elle embaume les bora-tes ou on la serre,- elle est par lames, crise, brillante de pointsarpentés ; elle ne contient pas d’uliiée ; elle a donc Ion odeur parelle-même. M. Vagneri parle des cornes d'Ammoti, qu’on trouvedans le mont Raudius, & dans les pierres de Mil'nie, qui ont lamême odeur, quand on les chaulfe. 11 y en a qu’il suffit de frot-ter , d’autres ont mie odeur plus sensible après les pluies & dansdes teins d’orage. M. Eisen Manger a trouvé, proche Dresde,des terres qui íentoient la giroflée. Agricola parle d’un géodequi sent la violette, mais cela, à cause Je la moufle ou ulhéedont if étoit recouvert. P.oëtius parle aussi des pierres qui sententla même odeui. Enfin 011 trouve, près de Viìkrs-Coterèts & dePlombières en France, une forte dc caillou qui, froté, donneà peu près l’odtur d’urine pourrie, c’est une espece dc pierrepuante. II y a tout lieu de croire que les odeurs qui se sent com-muniquées à la plupart de ces fortes de pierres, viennent desubstances animales ou végétales qui sent entrées en putré-faction.