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Tome premier.
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393
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du Règne minéral. 393Gemma lutea , feu fusca , Wolt. Gemma vtracolore aureo , C ART H, Chrysophis Plinii.

tin certain fluide que les lapidaires ont, dit-il, bien foin d’eíTuyer.Les diamans ontditférentes grosseurs & formes, & communémentune couleur naturellement grisâtre, terne à l’extérieur. 11 fautcependant observer que ceux qui nous viennent dans le com-merce , ont souvent cté roulés : dans ce transport souterrain , ilsont perdu la régularité crytlalline 8 t extérieure de leur formeprimitive; & , ayant éprouvé reflet d’une puiflance à puillanceégale, (la dureté & le choc) ils se sont égrilés, déformés, &comme couverts d’une croûte obscure grisâtre; tandis que lesdiamans encore attachés à leur matrice pierreuse, tels qu’on envoir dans les cabinets de quelques riches amateurs, laissent voirleur configuration naturelle. On appelle diamans bruts ceux dontla croûte est obscure.

IV. Les lapidaires, dont le talent est de tailler & de polir lesdiamans & tomes les pierreries, retranchent au besoin les en-droits défectueux , & en font des tablettes, des pendeloques, &c.L.i premiere opération de la taille du diamant ( ainsi que desautres pierreries) est ostle par laquelle on le dérroúte : pourcela , il faut opposer le diamant au diamant . & les frotter les unscontre les autres; (c’clf ce qu’on appelle égriser : ) on les mas-tique chacun au bout d’un petit bâton en forme de manche ,pour les tenir Sc frotter avec plus de facilité; par ce moyen, lesdiamans mordent Pun fur l’autre, & il s’en détache des parti-cules comme en poussière, que l’on reçoit dans une petite boîtenommée e'grisoir. Cette elpece de poussière sert ensuite à lestailler & à les oolir fur la roue. Pour leur donner le poli, il ftutsuivre le fil de la pierre ; fans cette précaution , on n’y réussiraitpas ; au contraire, le diamant s’échaufléroit sons prendre aucun

Í ioli, comme il arrive dans les diamans de nature , qui n’ont pase fil dirigé uniformément. Les lapidaires comparent ceux ci ides noeuds de bois, dont les fibres sont pelotonnées de laçonqu’elles se croisent en différens. sens Us appellent rose le dia-mant taillé i facettes p ir-deflus & plat par-dessmis; ils nommentbrillant celui qui est taillé â facettes par-de flous comme par-dessus. Pour exécuter cette raille, qui produir le plus grand ester,on forme trente-trois taces de différentes figures, Sc inclinéesfur diflerens angles, fur le deflus de la pierre, c’est-à-dire sor lapartie qui est hors de l’octwe : on fait vingt cinq autres facessor la partie qui est dans l’œuvre, auflï de différentes figures &inclinées différemment ; de forte que les faces de deffus corres-pondent â celles du dessous dans des proportions assez justespour multiplier les rédactions, <$: pour donner en même remsquelque apparence de réfraction à certains aspects. C’elt parcette mécanique que l’on donne des reflets au diamant, & desrayons de feu, qui sont mie apparence de réfraction dans la-quelle on voit en petit les couleurs du speefre solaire, c’est-à-