440 Nouvelle Expositionijne espece de jaspe; mais, outre qu’il est plus durque ces especes de pierres, il est entremêlé detaches noires de molybdène, Sc a d’ailleurs toutesles propriétés du vrai porphyre : il est, au rapportde Pline le Naturaliste, fíiíl. nat, Plin. liv. jéT,chap. 8, & de Woodwara, le même que celuidont on faifoit anciennement en Egypte, des co-lonnes Sc des obélisques. Ce porphyre se trouvoitdans l’Arabie déserte (<r), d’où on le transportoitpar mer en Egypte : on le recontroit encore dans laNumidie, & même en Egypte. On conserve à RomeSc à Versailles des monumens précieux de ce por-phyre antique, & qui ne font aucunement altérés.
5 . Le porphyre verd. [ Porphyntçs viridescens ,fàpillulls varieçatis. ]
Ce porphyre est assez rare, Sc estimé des moder-nes : ses taches ou points font ordinairement blan-châtres , distribués fur un fond verdâtre. On en atrouvé cl’assez beaux morceaux roulés dans la rivierede Day dans >'Auvergne, Sc en Sibérie. On con-noìssoit si peu ce porphyre dans les derniers sié-cles, qu’il n’y avoit que les joailliers, qui le tail-loient, de même que le porphyre rouge, en peti-tes plaques Sc autres petits bijoux qu’on portoit enamulettes, tantôt pour arrête; le sang, lorsque lapierre étoit rouge, tantôt pour dissiper la mélanco-lie , lorsque la pierre étoit verte. On est encore peurevenu de ce faux préjugé : cependant l'usage leplus ordinaire des porphyres, est aujourd’hui de
(a) M. F.stève Hit , dans les Mémoires Je VAcadémie royale dessciences de Paris , qn’on trouve aujourd’hui en France, dans lavaste lorêt de LestcrelJe en Provence, un porphyre dont la du-reté, la beauté, le prix & l’uíage dans la sculpture & l’archi-tecture , ne le ccdent en rien au porphyre de l’Arabie, commeón pem le voir par les divers monumens de ce porphyre , qujont été construits depuis très-long-teins en liurope, & qui foutries mieux conservés.