Band 
Tome premier.
Seite
460
JPEG-Download
 

460 Nouvelle Expositionvient qu’il dissout en général plus difficilement lessubstances métalliques , que ne font les acides vi-trioliques tk nitreux ; ík ces dissolutions par l’acidemarin , offrent beaucoup moins de chaleur, de va-peurs & d’efferv escence que par l’acide nitreux :elles offrent en échange une odeur íìnguliere d’ailou d’arsenic : néanmoins il contracte l’union la plusforte avec le mercure, &c. & il y adhéré st forte-ment , qu’il a la propriété de les enlever, en toutou en partie , dans la sublimation : tel est le sublimecorrosif & l 'esprit fumant de Libavius , qui n’est autrechoie que l’acide marin très-concentré, & chargéd’une assez grande quantité d’étain qu’il a enlevéavec lui dans la distillation.

Mais quel est l’état originaire Sc primitif desacides? Y a-t-ilun acide universel? On sent bien,dit avec raison hauteur du Dictionnaire de Chimie ,que cette question ne peut être éclaircie que par lesplus profondes recherches fur l’histoire naturelle desdifférons corps auxquels les acides peuvent s’unir,le combiner.

S’il est vrai, comme le pensent Becher , Stahl ,Juncker S; toute l’école de Sthal, qu’il n’y ait qu’unseul acide primitif, dont tous les autres ne soientque des dérivés, & que cet acide , le plus simpleSt le principe de tous les autres , soit l’acide vitrio-lique ; suivant ces chimistes , l’acide nitreux ne doitêtre que ce même acide vitriolique , en partie mé-tamorphosé par l’union qu’il a contractée , en fecombinant avec une certaine quantité d’un principephlogistique, produit lors de la fermentation putridedes corps organisés. En effet, la matière du nitre nefe rencontre que dans des matériaux abreuvés ouimprégnés de sucs végétaux 8t animaux, abondans$n phlogistique , Sc qui ont subi la putréfaction ;