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Tome premier.
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46S "Nouvelle Expositionire-, qui est en partie fixe , & toujours mêlé avecdes corps terrestres, quelquefois avec le sel marinou avec un sel alcali volatil, de maniéré cependantque c’est toujours l’alcali qui y domine , puisqu’ilproduit encore une effervescence assez considérableavec tous les acides , l'nr-tout fous fa farine solide :jl n’exige que trois ou quatre fois son poids d’eauchaude , pour être mis en dissolution ; il s*humectefacilement, étant exposé à l’air. Cette efpece desel, dont on se servait autrefois en France pour fairedu savon & du verre , fe trouve en Egypte, enSyrie , à Thessalonique, dans la Babylonie fk auxenvirons de Smyrne (u). Le sel alcali que l’on trouve

parcouru les pays orientaux, & les expériences chimiques qu’onen a faites , nous ont confirmé dans cette comparaison. Le nitreîles anciens íennentoir avec des liqneuis acides j & ils s’en ser-voient comme d’un sel ltxívicl, pour laver leirrs habits, & pourmettre dans leurs bains purificatoires. (Jérémie, ch. t, v. u.)Ils le mêloienr avec du fable, pour en faire du verre. (Tacite,îiv. s. ) Salomon fait entendre cette effervescence du nitre desanciens avec du vinaigre, Jorfqu’il dit dans ies Proverbes, chap.L 5, vers zo : » Celui qui chante des airs à un cœur affligé ,

» fait connue si l'on mêloir du nitre avtc du vinaigre.»

On a découvert que le natron n’étoit autre chose qu’un sel .1 sentiimpur & mélangé. Voyez Carol. Clufius, de Exoi.L. II ; BelloniïObfcrv. cap. 1, Voyage du Levant de Tenrnefan , L. II, p, -7 S o ;Pontet, Dictionnaire des Drogues, Part. III, chap, 5 y , p. 767 ;Hixrne., Parafceve , pag. 71 , &c ; idem , Tcntamina €kemix IV ;Hofjmanni Opufc. phyfic. med. p. if 1 Sr jets. & p. 177; NcumanniPrtzlcct. Chcm. p. ìSry ; Geofroy, Mat. medic. T. I, pag. tu ;Pott, de Horace , p. 5y & scq. Crameri Ars docimaft. cda. récent .p. i) fr/íf.

(4 Nous voyons rarement aujourd'hui dn vrai natron dansle commerce ; c’est communément un sel artificiel, dont nousparlerons a la fin de cette note. Le natron d’Egypte est pourl’ordinaire un sel tétraèdre ou q uadi angulaire, d’une faveur peuamere, qui a tous les principes & les propriétés, ou à peu près,<3e notre sel alcali ordinaire. Tous les auteurs qui en ont parlé,l’ont bien regardé comme un sel fossile, qui devoir entrer pourbeaucoup dans la composition des végétaux, des animaux, &même des minéraux ; mais- ils n’ont en quelque fiçon donnérien d’instructis fur son histoire & sur l’uíage qu’on en sait errEgypte. Lémery dit que le natron est wn sel tiré par l’cvapora»