h 8 o Nouvelle Expositionseul, il entre en fusion au feu, St devient fluidrfcomme de l’eau; il produit une sorte d’efferveí-cence dans le feu, lorfqu’il est mêlé avec du bo-rax ou des matières alcalines; porté fur la langue,il fait éprouver aux papilles nerveuses de cet or-gane un sentiment de fraîcheur St une saveur sa-lée, amere, très-sensible ; il exige pour sa solutionà froid près de six fois l'on poids d’eau, à chaud unpeu plus de quatre parties.
On n’est pas encore bien d’accord fur la vraieorigine du nitre 8t fur sa formation : plusieurs na-turalistes prétendent qu’elle appartient au règne mi-néral. La plupart des chimistes, St notammentGlaubert, la regardent comme díìe au règne végé-tal , St qu’elle est uniquement l’ouvrage de la vé-gétation. Quelques chimistes modernes attribuentl’origine de ce sel au règne animal : le célèbreStahl a donné une fqavante théorie sur la généra-tion du nitre, qu’il attribue à la putréfaction descorps. Quoi qu’il en soit de ces diverses opinions ,il est constant qu’on trouve du nitre tout formédans quantité d’endroits, où l’air a un libre cours.
Espece C C V11.
I. Salpêtre de Housiage.
[Nitrum parlitìbus inharens .]
Cette espece de nitre est tantôt attachée contredes murailles ( 2 ) Sc les voûtes des bâtimens dont
(a) Ludovic dit, dans les Ephemer. nat. cur. Tome I, p. if ; ,etf. 1 , 10) , qu’;] ne faut pas confondre le nitre des murailles,avec celui de ces effiorefcences nlumineufes qui, méle'es avec unpeu de nitre, de'fl.ierent ave lui. On voit le nitre fur les muraillesexposées à tout vent, plus fréquemment dans les endroits voi-sins des habitations des animaux; mais il s’en trouve quelque-fois bien loin de là. Ce nitre lè reproduit pendant plusieurs an-
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