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Tome premier.
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484
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'484 Nouvelle Exposition

ente d’aptès ce qui 8'exécute au petit Arsenal de Paris. On prendune certaine quantité de plattas qui proviennent de la déinoli-lion des vieux bârimens, íur-tout des caves; (ailleurs ce fontdes terres ou pierres chargées de particules nitre uses, telles quecelles des cavernes, des vieilles mazurts, bâtinrens > rarementde celles des colombiers, des étables, des écuries Sc des cime-tières : ) on lessive en grand ces matériaux, avec des quantitéssuffisantes d’eau chaude pour en extraire tout le sel : on laissereposer ces dilìolutions ; on les décante, & on les fait palier autravers d’un lit de cendres, pour les dégraisser Sc pour les ren-dre plus transparentes ou limpides ; V en même te ms , pourtòurnir au nitre une base alcaline : on fait évaporer cette liqueurépurée juíqu'i pellicule, c’elt-à-dire au point de crystalld.ition ;& les crystaux qu’on en obtient, Ion t encore impurs & irrégu.liers : on les fait fondre dans une nouvelle quantité d’eau douce<6c claire : on fait évaporer cette dissolution ; alors il se formedur la superficie une eípece d’écume noire, dont on augmentela quantité,en clarifiant la liqueur avec un peu d’alun en pou-dre ou de vitriol de zinc : on enleve cette boue noirâtre aveccrue écumoire; & l’on porte ensuite la liqueur toute bouillante,& réduite à consistance requise, dans d’autres vaisseaux hauts& étroits, que l’on appelle cuves à rasseoir, lesquelles lont cou-vertes d’un drap serré, pour rallentir le refroidissement de laliqueur saline. En deux heures de tems, plus ou moins, cetteineme liqueur dépose beaucoup de corps hétérogènes, sembla-bles à une lie jaunâtre : on la décante dans des vaisseaux qu’onappelle jettes ou bassines à rocher j & au bout de quelques jours ,on trouve une masse cryllaliilëe, d’un blanc jaunâtre : c’ell cecju’on appelle salpêtre ie première cuite. On dissout ces Cl ystauxântbimes & très-impurs, dans une nouvelle quantité d'eau ; Sc ,par la voie de l’epuration , de l'évaporation & de la crystaliisa-tion, on obtient un salpêtre demi blanc : voilà le salpêtre de ladeuxième cuite. Enfin, en dissolvant de nouveau ce salpêtre, Scprocédant comme ci-dessus , oa parvient à obtenir de beauxcrystaux grouppés, blancs, clairs, transparens, également gros& longs , & de ligure hexanguhire . comme le nirre naturel ;c’est là ce qu’on appelle le salpêtre raffiné, salpêtre des trois cui-tes , Sc c. On met la liqueur restante de la crylhilhsátion sur lelé n , pour évaporer, & l’on obtient encore des crystaux de nitre,mais moins beaux que les précédons ; on les appelle salpêtredemi-rxssni. On lait encore évaporer le reste de la liqueur, jutqu’à une forte consistance, & l’on obtient des crystaux informesîrès-gros, opaques & humides; c’est ce qu’on appelle aussi sal-pêtre brut, Sc qui se retire quelquefois par cristallisation de lapremiere liqueur, avant qu’elle fort dégraissée par les cendres,& édulcorée par l’alun ou le vitriol blanc.

Après toutes ces crystallilations, il reste encore une liqueurépaisse , visqueuse Sc jaunâtre ; c’est ce qu’on appelìe eau-mere