d u Règne minera t. ^ r ;de cuivre que M. Cadet en a reconnu dans celui qusles Hollandois nous envoient fous le nom de bornairaffiné ; d’ailleurs , instruit par état que des ar-tisans de Paris faifoient peu ou moins de cas d’uitborax raffiné par des particuliers de cette capitale ,fous prétexte qu’il pétille trop dans le feu , qu'il aune couleur auffi verdâtre que celui d’Hollande estblanc , Sc qu’il ne brafe pas auffi bien , ni ne vi-trifie pas si facilement ; je craignois que le principede cette couleur verte , visible dans le borax raf-finé à Paris, invisible , mais reconnue par M. Cadetdans celui d’Hollande ; je craignois, dis-je, que mortborax n’eût pas les mêmes propriétés qu’on désiré enmédecine, en chimie, pour la teinture & dans lamétallurgie. Voici ce que j’ai fait à cet égard.
Mon borax raffiné , réduit en poudre, s’est asterbien dissous dans l’efprit-de-vin : arrosé de vinai-gre , il n’a point fermenté ; il m’a paru avoir cons-tamment toutes les propriétés d’un sel neutre ; il n’áproduit d’esservefcence qu’étant dissous dans l’eau ,St en lui associant peu à peu les acides ou nitreux ,ou marins, ou vitrioliques. Ces combinaisons m’ontdonné des liqueurs d’un jaune laiteux , St assez ana-logues à celles qui résultent de l’alcali du sel ma-rin saturé séparément par chacun des trois acide»minéraux. J’ai tiré de celui qui étoit combiné avenl’acide vitriolique , la substance saline connue fousle nom de sel sédatif , ou sel narcotique du vitriol.Mon borax, exposé fur le charbon enflammé , s’yest liquéfié , St a bourfoufflé ; l’odeur me parutd’abord suave, Sc ensuite alcaline mineuse. Le bo-rax , mis dans un creuset, s’y est converti etí unemasse vitriforme. Ce verre salin Sc tendre, distousdans de l’eau, mis ensuite à évaporer jitíqu’a peh"licule, le borax a repris fa premiers formé crystal-