fii Nouvelle ExpositionDresde qui découvrit, en 1755 , dans l’électoratde Saxe , une terre minérale , dont il composa unborax propre à la soudure &£ à fondre l'or & l’ar-gent. Les commissaires que le gouvernement avoitchargés d’en faire l’examen, ont jugé que ce boraxavoit toutes les propriétés de celui qu’on raffinoitautrefois à Venise (a).
Tout ce que j’ai rapporté dans cet article , tendà confirmer de plus en plus les connoissances quenous avions déja fur le borax , fqavoir :
i° Que la matière premiere du borax est fossile,& se trouve en Perse & dans le Mogol.
r.o Que la terre grasse &c visqueuse qui englobele borax , entre essentiellement dans la composi-tion de ce sel.
3 0 Qu’on peut purifier ce sel à l’aide de l’eaupure , &c que l’eau de chaux vive y paroît inutile ,d’autant plus que si l’on verse de l’eau de chaux dansla lessive filtrée du borax , il se fait aussitôt un dé-pôt grisâtre qui annonce une forte de décompo-sition , laquelle me paroi t être de la nature de laterre tinkal. Le point nécessaire à fa cristallisations’annonce par des flocons salins , semblables à ceuxdu sel sédatif sublimé.
4 0 Que le borax est un véritable sel neutre ; il netombe point en déliquescence , mais en efflo-rescence.
(«) M. Baume a donnés en 1767, un procédé pour fabriquerdu borax, lequel consiste a faire digérer sépare ment de la graisseavec des matières vitrifiables, très-atténuées, telles que du fa-ble, de la terre d’alun, de l’argile & du quartz & un peu d’eau.Voyeï ce procédé, qui a occasionné quelques discussions cîii—mico-polémiques, dans TÀvant-Coureur, année 1767, mois de Dé-cembre, & suivant. Léiuery, Traité des Drogues , dit que l’on fait unborax artificiel avec du nitre fixé par les charbons, de l’alun &de l’urine : on fait cuire le tout ensemble julqu’à siccité, & l’ony ajoute, dit-il, d’autres matières, suivant ridée qu’on a dans letravail.