Band 
Tome premier.
Seite
561
JPEG-Download
 

t>u Règne minerai,. 561Ì’esprit-de-viiì, d’évaporer ensuite cette teinture enconsistance de miel : il s’y forme des crystaux quisont très-certainement le sel essentiel de la plante ,& non pas un produit du feu.

Quant à la nature du sel marin, on ne peut serefuser de la reconnoître dans les plantes , & fabase est encore moins méconnoissable. Les soudes ,les algues , Stc. en fournissent des exemples peuéquivoques. Quelques-uns assurent que les végé-taux maritimes contiennent naturellement un alcaliminéral, lequel devient alcali végétal dans lesmêmes plantes qui croissent au milieu des terreséloignées de la mer. Le moyen de pratique qu’ona pour se procurer l’alcali minéral des végétaux ma-rins , est par incinération : leurs cendres produi-sent beaucoup de sel alcali marin , quand les plantesqui les fournissent croissent dans un pays ík dansun climat favorables : telle est la soude.

On voit avec plaisir le consentement unanimedes physiciens , des chimistes & des naturalistes ,pour reconnoître les sels essentiels nitreux dans lesplantes ; ils font même d’accord fur l’efficacité dece sel pour la végétation : l’unanimité cesse , quandil s’agit d’examiner la nature de la base de cessels : ce n’est que depuis très-peu d’années qu’on areconnu une efpece de sel alcali volatil très-fugacedans toutes les plantes crucifères.

Plusieurs chimistes font en dissension fur l’existenced’un alcali fixe dans les sels essentiels des végétaux.Quelques-uns prétendent que cet alcali fixe y estavant l’incinération des plantes, puisque, difent-ils,les crystaux de ces sels ressemblent parfaitement auxcrvstaux de nitre ordinaire. D’autres, au contraire,soutiennent que la base de ces sortes de sels est uneterre extrêmement atténuée , accompagnée d’uneTome /, N n