DU REGNE MINERAL» Lr
fnent dits par leur éclat Lc la fusibilité dont ils fontsusceptibles, qui exposés dans le feu y acquieren t
qu’une matière minérale contienne assez de métal, pour qu’ily ait du bénéfice à P en séparer, Sc pour être nommée mine.
On divise les mines ou minerais de trois maniérés- diftérentes,& qui font sondées d’après les effets qu’il en résulte dans le feu»íçavoír, i* en fusibles par elíes-mêmesoti qui, par ^additionde quelque corps étranger, entrent facilement en fusion, t° endifficiles à fondre, ou qui ont besoin d’un feu violent 8c conti-nué, pour pouvoir entrer en fusion; 3 0 en réfractaires ou non?fusibles par elles-mêmes au feu le plus violent, mais qui en-trent en fusion à l’aide des fondans. La docimasie (su Parc d J eí*fàyer les mines en petit, ) nous apprend que les corps doiventproduire dissérens esters dans le feu des fonderies, à proportionde Jeur mélange avec d’autres corps. Ce font ces mêmes mé-langes dus au hazard, qui rendent fusibles, à dissérens- degrés^de feu, dés mines qui, par leur nature• particulière „ n'y entre-roient pas facilement: les unes font mêlées avec des substanceslegeres, dont on les sépare par le moyen du boeard & dulavoir ; quelquefois on est obligé de commencer pat- les griller „8c on les nomme mines féparables ; mais lorsque les particulesminérales & métalliques sont tellement petites, rapprochéesou écartées, que ni le feu ni l’eau ne peuvent venir à bout deles séparer, on les nomme , dit M. Geller, mines ïnJépetrabUsi en-fin on nomme mines rapaces celles dans lesquelles font conte-nues des substances qui, par Paction du feu k entraînent 8c vo-latilisent le métal avec elles, ou le changent: en une scorie quePon ne peut point réduire.
Quand on fait Pestai d 3 une mine , on doit prendre des échan-tillons riches Sc pauvres, â-peu-près dans la même proportionquMs íè trouvent dans la minière, a fin que les produits, dansPopération en grand,rendent à proportion de Pestai. On s’áp-perçoit déja, par ce qui précede, que le travail des mines nfelVpas du nombre de ceux qui se peuvent entreprendre indiffé-remment ; aussi les intendans des mines d 3 un royaume n'accor-dent-ils des concessions, qu’après avoir scrupuleusement examinési les produits d’une raine rendent au-dela des dépenses ; & stle concessionnaire est assez intelligent pour Pexploiter avecprofit, on exige encore que le travail d*une mine ne nuise point,ad’autres objets de travaux pour le moins aussi impomns, ni*aux biens des particuliers qui en sont voisins; que les vapeursmétalliques qui sortirent des fourneaux, ayent une libre issue-*& ne puissent nuire à ia salubrité de Pair, de même que lesécoulemens d’eau, qui proviendront de ces minières, ne causentaucune inondation, ni ne gâtent les eaux qui servent à déíàlré-* er ’ es animaux. Voyez {introduction dans Vert des mines âe-M. Hellot,
Comme ce seroit un travail long, pénible & trop ingrat, quea chercher les minéraux Sc les métaux dans les montagnes &caas les terres iadistéremment. íàns y être conduit par un auW