du Régné minerai,
Espece C C XXX.
IV. Arsénié noir natif.
£ Arsmìcum nigrum. Arsmicum natïvum piifutn *bitumine, mixtum , cïnercum , vd nigrum , fugax jW A L L. Arjenicum nndum , bituminojum , rai-grum , C ART H, Arsenicum bituminosum . CW-/rai# bltuminosa A G RI C O L JE. ^
Cet arsenic est assez pur ; cependant sá couleur *qui est d’un gris noirâtre , fait soupçonner qu’il esttoujours mêlé de quelque portion de matière in-flammable , ou de quelque portion de bitume ; iontissu fa forme font sujets à varier : tantôt il patoisfeuilleté & peu compacte ; tantôt il est peu ferré > o£paroît brillant intérieurement comme du plomb natií
ment après qu’on les a lavées. Ce phénomène est Pestet ágl’efflorefcence saline & arsenicale. On iic, dam les Mémoires dàP académie royale des sciences de Paris , 1703 , que PatEoilm du réssigar de la Chine est plu: v.oiente, en quelque forte ,» que celle de i\os orpimens de l’Europe , cependant que leá3 ì Siamois & la plus grande partie des nations barbares z qui ngsj commissent point de meilleur remede que l’émétique, desti-35 nent ces taíles aux mêmes usages que nous faisons des gobe-js lets dc régule d’antimoine, dans lesquels nous saisons séjour—» ner du vin pendant quelques heures, pour s’empreindre de leur33 éméticité : voici la réflexion que rhistorien notls en donne : Il ytu a beaucoup d’apparence, dit-il, que, dans les climats extrê-» menaent chauds , la grande transpiration qui enleve tout le vo-33 Lml des humeurs, rend ce qui en reste dans le Corps beaucoup33 plus visqueux, plus tenace & plus dissicile á détacher ; c’eít-- pourquoi il faut aux Siamois une tasse de réalgar, pour l’esteC33 auquel une tasse de régule d’antimoine nous 1 assit.' On Íçaií13 que la dose des rem estes est beaucoup plus forte stans lá Zone» torride, & que la quantité st’ipecacuanha que prennent lesS3 Indiens, nous scroit mortelle, & qu’il ne nons en faut que íà*3 vingtième partie ; enfin nous liions encore, à la fuite de íes3» anecdotes, que le réalgar, qui, en la plus petite quantité t£3 scroit un poison infaillible pour nous , peut n’étre qu’un te»» mede pour les Siamois, méme en plus grande quantité.
Parût IL C