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Tome second.
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d .u Régné minéral. 6z

rum. Zinci-mimra terrea , colon Jlavescente velfusco , Wall. Zìncum argillosum y pond&ro-

îa maniéré de fondre en grand, de purifier, d’ailier f & de jetteren mouie ies métaux. L’excelleuce de ion art le 6c appelìer danslaGréce , où íì exécuta planeurs monumens qui pourroient en-core servir aujourd’hui de models aux artistes en ce genre,d’où il paroîtroit comme certain, que ce íonf les Phéniciens &non les Grecs, qui ont enseigné ies premiers à l’Europe lesélémens de l’art de la fonderie; mais ceci r/est pas de notresujet. Nous venons de dire que le mot cadmie est fort géné-rique ; il nous désigne une matière demi-metaliique & volatile ,que l’on trouve naturellement cale née ou sublimée dans les en-trailles de la terre, telles que les fleurs de zinc, la pierre cala-minaire : quelques personnes diíent même, qu’on pourroit yajouter le cinnabre & les substances qui , dans k fusion desmétaux, forment, en se sublimant, un enduit au dôme Sc auxparois des fourneaux de fonderie ; tels sont i’aríènic artificiel,îa tuthie, le pompholix, les diíFérens caichitis, &c.

Les cadmies ont causé de grands débats entre Ies auteurs.Les Grecs les ont nommées , les Arabes climia ou

íhlimìa, Sc les Latins , cadmìa, Pline a appelle l’aríenic lapis*rofus ou cadmie fossile Sc blanche ; Gaiien a déíìgné la cad-âiie par cadmìa lithodes ; mais il semble que ces auteurs, ainsi qaeDioícoride, n’ont pas connu l’ongine ni Ia nature de chaqueeípece de cadmie, puiíqu’iis ont confondu ensemble la pierre cala-minaire, l’aríemc natif, l’arsenic factice, d’où l’on peut encorecroire qu’ils n’ont pas connu ie cobalt ni k maniéré de con-vertir le cuivre en laiton, & de faire le bronze, pour enobtenir la tuthie & le pompholix, qui font la vraie cadmieou calamine des fourneaux, appellée des Latins cadmìa fornacum »& dont nous donnerons i’hùtoire, en parlant des ouvrages quel’on fait avec le cuivre , Sc c. Agricola, dans son Traité de Iletnetallìcâ , paroît avoir été plus instruit sor les cadmies, queiesauteurs précédens, puiíqu’il parle du cobalt & i’appelle coSal-tu.rn Germa N OR u m ; cadmìa nativa & mu allie a , &c. PierrePomet, dans son Histoire générale des Drogues , a désigné le nomde cadmie, de calamine Sc de 'pierre calaminaixe commeíynonimes. Lemery, dans soli Traité universel des Drogues fim -pies, fait deux efpeces générales de caamies, l’une naturelle,qui est ou métallique, comme ìecobaltum , ou non métallique,comme la pierre calatninaire ; & l’autre , qui est artificielle, est,dit-il, une maniéré de scorie ou de soie, qui ie sépare des four-neaux des fondeurs , quand ils font le laiton & le bronze ; telssont le pompholix & Ia tuthie. Il est ailé de voir que cette der-niere définition est à-peu-près celle qu’on doit, en. général,faire des cadmies; elle est cependant défectueuse, ainsi qu’on leverra dans le détail & la comparaison de chacune des cadmiescn particulier ; où l’on remarquera qu’eìles sont également de-ini-métalliques, mais la plupart dans l’étar d’une chaux demi-métallique, Sc qu’on peut revivifier, au moyen d’uu phlogit