«48 Nouvelle Expositionclans celles de cuivre , en Espagne , danS îâBiscaye, à Capo^Verlìchi dans la Natolie, dans
de ces propriétés, fans avoir les autres : il n’y a que la cin-quième & derniere propriété qui est moins sensible , c’est-à-dire jla déclinaison.
La déclinaison est le mouvement par lequel i’aiguilie sait unangle , en s’écartant de quelques degrés de la vraie ligne méridio-nale ou de sombre d’un style vertical à midi. Ce phénomèneeít singulier* ion inconstance dans ks difíérens pays, ion activité& ía lenteur plus ou moins sensibles en diverses saisons , lesintervalles des tems qui s’observent inégalement,'tous ces effets-ont des causes dont les physiciens ne peuvent encore ren-dre compte d’une maniéré évidente ; Sc son en est encore aumystère des tourbillons, à imaginer un flux & reflux simultané,qui rend, par transmission , tous les corps ferrugineux , suscep-tibles de la communication & de \ } attraction » & les oblige de lediriger , en s’mclinant vers le nord ou le pôle, lieu où sonsuppose être le foyer de la masse magnétique. Quoi qu’il en foie,!es phénomènes connus _de la magnéticité, tout merveilleuxqusiis íbnt dans les expériences particulières, ont sûrement unusage moins borné & plus considérable dans le monde phy-sique , ( abstraction faite des propriétés ridicules qu’on lui at-tribue si gratuitement en médecine. ) On travaille tous les joursd perfectionner les propriétés de saunant ; on Parme de liensde fer,, & on le tient suspendu dans un lieu tempéré, en lui fai-sant tenir, par Vattraction, les deux tiers au moins de ce qu’ilpeut porter en fer ou en acier. Lemery dit avoir vu une pierred’aimant grosse comme une pomme médiocre, attirer & sus-pendre un pilon qui pesoit vingt-deux livres r cette pierre avoit•été vendue cent pistoles. En 1702., oh en montroit une enHollande, du poids de douze onces, & qui tenoit en suspen-sion vingt-huit livres de fer , c’est-à-dire , plus de quarante foision poids ; on la vouloir vendre cinq mille livres. Nous enavons montré une pendant long-tems dans notre cabinet, quipeíok , avec ion armure, trois gros & demi , laquelle enlevoisfacilement neuf onces & dénué, c’est-à-dire, vingt-deux foisjon poids j ce qui est considérable , eu égard à ía petitesse.
On fait aujourd’hui des aimants artificiels avec des morceauxff’acier très-durs , très : acérés, très-unis, & qui ont une forceextraordinaire. Il suffit d’aíìembler un certain nombre de bar-reaux d’acier d’Ángleterrede toute dureté, fur l’extrémité«deíquels on poíè & assujettit un pareil nombre d’autres barresde for , mais nui font fortement aimantées & plus grandes ;en forte cependant que le tout forme une seule régie, alors 011promene uniformément, le long de cet assemblage, Parmureci’une bonne pierre d’armant; on change les faces des barres,afur qu’elles soient également aimantées par les quatre faces.Par ces opérations réitérées, on parvient á donner aux barresd’acier des forces magnétiques qui serviront à leur tour á chan-ger ks poses ou à augmenter la puiíìauce des pierres d’aiuwuî