Band 
Tome second.
Seite
157
JPEG-Download
 

vv Régné mi ne r à t»fer de là moindre espece, tra pauvres Ça) : i!îi’est pas encore décidé si cette mine n’est pointune espece de manganaife : celle que l’on vokdans le commerce, chez les droguistes, est fortvariée , Sc n’a point de figure déterminée, elleest dure , pesante , compacte , noire commedu charbon, difficile à mettre en poudre, tachantles mains, brillante & striée dans ses fractures ,comme l’antimoine : il semble en effet, qu’elleîst composée de particules disposées en aiguilles ,qui se croisent, sans être fortement attachées lesunes aux autres, puisqu’il y en a de mobiles, Scqui vacillent entr’elles , de même qu’une certainequantité de limaille d’açier attirée par l’aimant ■:tantôt ce n’est qu’une forte de mâçhe-fer, ou defer , comme scorifié , ou à demi fondu Çb).

(a) On appelle mines pauvres celles qui contiennent trop peude métal, ou qui sont réfractaires , ou qui exigent trop depréparatifs, pour être exploitées avec profit; cependant, mal-gré la disproportion des mines pauvres avec le produit de cellesqui rendent beaucoup & à peu de frais , il y a certains pays oiìfutilité de ce métal exige qu’on travaille à la réduction desmines pauvres ou réfractaires & on le fait d’autant plus volon-tiers, dans les contrées ou il se trouve deux mines voisinesl ! une de l’autre, dont la nature est tellement opposée entr’elles,que l’une est fort réfractaire ou trop difficile à traiter, tandis queî’aatre est trop fusible ou produit un fer trop doux ; alors on faitun mélange de ces deux sortes de mines, & il en résulte unebonne quantité de fer excellent & très-malléable. Cette pra-tique qui s’opere astez communément dans les travaux en

S tand des fonderies, est à-peu-près fondée fur le même axiomee la porcelaine, qui établit que deux terres infusibles, ou dontl’une est fusible & l’autre infusible , mélangées ensemble , produi-sent une espece de verre ou au moins une demi-vítrification , quiest le caractère de 1a porcelaine.

( b ) La plus grande quantité du Lapis Petracorius on Péri—gueux, qui se trouve dans les boutiques des droguistes, n’est'ordinairement qu’une espece de fer poreux ou peu compacte,que l’on trouve répandu fur la surface des terres, dans les bois,les vallons & autres lieux, &c. & l’on peut soupçonner que fi-ce fer n’y a point été porté par mains d’hommes , c’est qu’il ya eu, dans ces endroits mêmes , des fonderies ou au moins desjpetites forges. II est tout-à-fait semblable à celui que l’on trouve3aas les environs des volcans,