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Tome second.
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BU RE6NE MINE R à t»

3e ductilité, & qui résistent le plus auxSons de l’air, de Feau & du feu 7 , qui font, comme

mrum, or, & du grec xxXxas cuprum , cuivre, commequi diroit cuivre doré: \t mot laiton ou laton , vient du flamandlatoen » quì signifie la même choie. Lemery dit que la décou-verte du laiton a été faite par des alchymistes, qui, cherchant lémoyen de convertir le cuivre en or, trouvèrent le moyen delui donner une couleur jaune.

Le pinchebeck ou similor n’a point lâ même malléabilité quele laiton, parée qu’on a employé dans ía composition un zincimpur , groflier , allié avec du plomb, & quelquefois avec àfer, en place de la cadmie fossile ; c’est pourquoi il faut un ar-tiste qui ait une connaissance particuliers de lamine de zinc,pour guider finement cette opération : car il y a des différencesconsidérables dans les différentes mines de zinc. Cette prépara-tion d u pinchebeck ou siipilor consiste à refondre le laiton,& à le combiner de nouveau avec le zinc ; cette nouvelle fu-sion avive la couleur en un beau jaune d’or foncé, mais renden même tems la matière plus aigre, plus cassante, & beau-coup moins ductile, que si elle avoir été recombinée avec lablende ou avec la pierre calamioaire.

Le tombac ne différé du similor , que parcs qu’on y ajoutede l’étain..

Ce que l’on appelle métal de Prince-Robert,Q& un laiton surchargéde zinc & d’un peu d’étain: on doit éviter de Rapprocher dumercure , ce demi métal jiyant la propriété de décomposer sonassociation avec le cuivre, ce qui démontre la grande affinitédu cuivre avec îe mercure. Neumann, dans sc s LeBion. chy-ttúcx ,, p. iSS} , prétend que cette eípece de laiton est ce quel’on appelle sine jaune d,’Angleterre » & que l'on nomme aussispiauter , ou beauter : Pott, De {inco, p. 6 , dit que le zinc jaunen’est autre choie que le zinc des Indes orientales, ou toute-nague , qui a été fondu de nouveau, & purifié dans ce pays.

On sc sert du cuivre jaune pour faire un grand nombre devaifleaux & d’instrumens utiles dans les arts. Si on prend deslames de cuivre, au sortir de l’enclume, qu’on les batte jussqu’à ce qu’elles soient réduites en feuilles aussi minces que du pa-pier , l’on formera alors ce que l’on nomme clinquant ou oripeau îil sert aux passementiers; on en fait des fausses dorures & desfaux galons. Si l’on continue de battre cet oripeau , & qu’on leréduise en feuilles assez minces pour être mises en feuillets dansdes livrets de papier, ce fer a ce que l’on nomme or d 1 Allemagne zil sert aux peintres. Si l’on broyé cet or en poudre fine, il pren-dra différentes nuances, selon que le laiton étoit plus ou moinsfoncé en couleur ; cette poudre se nommera ironie : si cettepoudre est porphyrifëe à l’eau de gomme, qu’on la mette dansdes petites coquilles , elle se léchera 8c prendra îe nom d’oren coquilles : cet or en poudre & en coquilles sert à bronzerles figures de plâtre, & à peindre en mignature.

Pomet dit que cet or vient d’Augsbourg eu Allemagne, §Cqu’ii porte te nom d’ua sommé