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K ov v elle Exposition
pied cube pese ordinairement 11523 onces fì’argent éâ très-maiiéabie , & le plus ductile de
■mites j ’.bulla cqâmica , calamine blanche, fpode blanc ; nil tnihil, nihi lìaihutn , de l’allemand nicht » qui signifie rien,
Outre les différentes préparations que l’on fait avec le cuivre ,rouge ou jaune , & dont nous venons de parler , les Vénitiensont encore , depuis long-tems , le secret d’en tirer une matière de•Couleur rougeâtre , qu’iìs appellent ironie rouge » ou purpurine ,& dont on íe sert pour bronzer des carrosses de prix.
Ce qu’on appelle pierre d’a’venturine artificielle , est une compo-sition assez jolie dont on doit la découverte au hazard. UnVerrier laissa tomber , sens y faire attention , dans son four-neau qui tenoit du verre en fusion, des particules de laiton,qu’il limoìt ; la vitrification étant refroidie, il y remarqua despaillettes brillantes , dorées , & qui donnoient à la masse uncoup d’œil fort agréable & le jeu de certaines topazes artifi-cielles : un tel phénomène ne pouvoir manquer de faire appellerce verre aventurine , comme qui diroit, Pierre trouvée à ssaven-ture : on voit dans quelques cabinets des petits morceaux d’a-■venturines rougeâtre & jaunâtre, remplies de paillettes sembla-'blés au fable d’or , & qu’on prétend avoir été naturellementformés dans la terre ; mais nous ayons de la peine à croirequ’une telle pierrerie, qui d’ailieurs fe casse comme le verre &qui en a la même pesanteur , puisse se rencontrer en France nidans d’autres lieux ; à moins qu’on ne veuille supposer quantitéde circonstances qui paroîtront même impossibles à ceux qui seprêtent Je plus facilement à l’iliusion : car il faudroit au Moinsadmettre un agent qui eût porté dans le crystal encore fluidedes particules de laiton , qui , comme nous Pavons, déja dit, estîui-même une combinaison artificielle du cuivre rouge avec le zinc,& les eût ensuite mêlées ensemble,en proportions exactesjd’aíileurs >cette pierre auroit au moins la dureté, la pesanteur & l’éclatdu crystal ; toutes propriétés qu’eile n’a pas.
L’on distribue , chez les marchands de couleurs ,des particules.•métalliques, fous le nom d’Aventurine jaune du d’or , &. blanche,ou d’argent-j la premiere n’est qu’un mélange de paillettes decuivre ou de limaille de laiton , provenant des feuilles de cuivreen oripeau que l’on a hachées menu ; la seconde est forméeavec des feuilles d’étain : ces forces d’aventurines en poudrefervent aux émaiilcurs & aux peintres : on reconnoít qu’ellesfont altérées ou mélangées avec l’or de -chat ou le mica blanc ;îoríqu’en les saisit n t tremper dans de l’eau forte elles ne s’ydissolvent pas entièrement.
Il est fait mention, dans YHistoire de la métallurgie , d’un métalfameux, connu fous le nom de Cuivre de Corinthe, xs Corinthia -ïçum : on prétend' que ce cuivre fi vanté pour fa beauté , sirsolidité & la durée, n’est qu’un alliage métallique dans lequelíe trouve un peu d’or & d’argent avec un peu d’autres métaux,
& que ce mélange se fit au tems que les Romains embrasèrentlâ yillç de, Corinthe : on donne encore aujourd’hui le nom de