*3 6 NòtTTELLE EXPO£ïTïO$à brillant : For de FEurope est plus haut en couleurque celui de FAmérique qui est pâle ; & Fon prétendque celui de Malacca, qui se trouve dans Fillede Madagascar est tout-à-fait pâle, & se fond auffipromptement que du plomb, Albinus, Miscell.B o hem. L. I ? chap. 14 , aííure qu’on en a trouvésn Boheme, 3 peu de distance de Prague, detout-à-fait blanc ; mais il y a lieu de présumerque cette couleur lui venoit de son alliage àquelques matières étrangères. —-
L’or entre un peu plus facilement en fusionque le cuivre, & auffi-tôt après avoir rougi; onremarque que lorsqu’il se fond, iî prend unecouleur d’aigue-marine, ou d’un bleu céladon ;il est , de tous les métaux , celui qui s’échauffe leplus dans le feu, qui y demeure le plus fixe,& n’y souffre aucune altération , à moins qu’il nesoit mélangé : exposé à Faction d’un miroir ardent ,il entre promptement en fusion ; pour lors ilexhale une fumée très considérable ; & ce quireste , se change en chaux, ik se vitrifie ensuite»M. Homberg prétend même que For s’y dissipeau point qu’il en reste à peine un dixieme : d’au-tres auteurs , & fur-tout Colonne, dans son His*foire nat. T. II , p. 366, doute fort de la vérité& de Fexactitude de cette expérience: ce métalrésiste au plomb & à l’antimoine ; il est, de tousles métaux , celui qui s’amaigame le plus aisémentavec le mercure ; Fon dirok qu’il y a une especede sympathie, ou de puissance magnétique entreces deux substances, tant elles ont la propriétéde s’attirer réciproquement. L’or est encore leseul des métaux que Fon puisse regarder commeindestructible. Nous avons déja dit que ni Faisni l’eau , de même que le feu , us luicausent aucune altération ; il n’y a que la yapeuï