■ du Régné minèsal 14sque íes particules qui la composent, font déta*chées les unes des autres , plus ou moinspetites 9 fans figure déterminée , à mêlées aveéde la terre ou du fable de différentes cou-leurs 3 mais dont on peut les séparer par lelavage : cet or, à la vérité, est plus ou moinspur ; l’un est à dix-huit karats, & l’autre à vingt,&c. Voici les variétés qu’en donne M. îal-lerius.
1. L’or mêlé avec de l’argille. [ Aurum nati~vum solutum , terris immixtum , Wall. ]
La figure de cet or est irréguliere, tantôt en petitespaillettes, tantôt en grains , ou autrement : il estmêlé pour l’ordinaire dans une terre grasse, ou de l'o-chre,ou de la marne ou de l’argille, dont la couleur est
est fous la forme de paillettes ou de grains jaunâtres & brií-îans : nous avons plusieurs rivières en France dont les fables eticontiennent des quantités trop petites pour être considérables *tels font le Rhin , le Rhône » le Doux en Franche - Comté, lariviere de Céíë dans les Cévenues, le Gardon près Montpellier ,la Rigue proche Ramiers , l’Ariége , &c. Voye\ à ce sujetles Remarques dé M. de Reâumur dans lés Mémoires de Vaca-démie royale de Sciences de Paris , année 170S , p. 108 & 109,M. Ledelius dit qu’on en trouve aussi dans le Tage & l’Ebre „dans la Thrace , le Pactole de la Parte , 1 e sFhermodon de Cap-padoce , l’Ayramis de la Garamanie 1 il n’y a guères de paysqui n’ait quelque fleuve aurifère. En Boheme, il y en a qui ontdes grains d’or gros comme des pois la Silésie en a danspresque tous íès fleuves, íur-tout ceux où l’on trouve des huitres.On prétend que leurs écailles dorées sont un indice de l’existencede l’or dans ces eaux. Becher qui ne nie pas absolument queles métaux se forment dans l’eau, ne veut pas cependant que celui-ci y ait son origine. Voyez Ephem. nat. cur.T. XX^p. y, ob f. r. Cetteelpece d’or qui íe trouve au fond des rivières, a été détachésde ía minière par des torrens d’eau qui ont coulé au travers 4ct en ont emporté 1 a quantité qu’on y trouve. Lemery iTraité universel des drogues simples , p. 11 , édit. di vj \; , ditqu’on voit beaucoup de Nègres en Afrique qui ne font employésqu’à plonger & aller chercher de l’or ; & il ajoute que e’estpeut-être ce qui a donné lieu â la toison d’or des anciens. Gílen ramasse aussi , de cette maniéré, une grande quantité dansle Perou. M. Fréíier dit qu’on y trouve souvent, dans le fond desrivières, de l’or en petites masses, du poids de quatre livres Sëquelquefois de soixante-six marcs, alors on les appelle Pepkm
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