Band 
Tome second.
Seite
245
JPEG-Download
 

du Régné minéral; 245ir. L’or en morceaux polis, mêlé avec dufable. [ Aurum nativumsolutum , armez in frufiulispolitis immixtum , WALL . ]

C’ess un or en petites masses tellement lui-santes , qu’elles semblent avoir été polies : elles setrouvent mêlées avec du fable.

le'même cas Quand l’or est allié aune quantité d’argent, onl*en sépare ou de la maniéré décrite à l’artide - cîe ì’argenr,ou en dissolvant l’or lui-même, au moyen de l’eau régale ; cemenstrue n’attaqtie point l’argent, de même que le dissolvant del’argent n’a point de prise íur l’or : la dissolution de i'or a unebelle couleur jaune orangée » & pour en retirer le métal , iîsuffit de la íaire évaporer iuíqu’à íicciré dans une terrine degrais • il reste une poudre qui est l’or & qu’on met ensisitedans un creuset ávec du borax, du nitre & un peu de cendregravelée ; on fait subir à ce mélange un feu assez violent pourfondre tout ; & par ce moyen, on obtient une sorte de réguled’or : si ce métal étoit encore trop aigre & intraitable , on leseroit fondre avec l’antimome.

On trouve chez les batteurs d’or de quatre sortes d’or en feuilles: leplus beau sert aux damafquineurs , on l’appelle or d’épée ; Se seconden pureté sert aux armuriers ; on le nomme or de pistolet ; letroisième sert aux libraires , on l’appelle or de relieur-, le quatrièmesert aux peintres & en médecine , on l’appelle or d’apothicaire.

Les doreurs se servent d’un mélange d’or & d’argent, qu’ilsappellent amalgame d’or & â’argent , parce qu’elíe s’écend facile-ment íur leurs ouvrages.

Les essayeurs appellent or trait un lingot d’argent doré au feu %& qui a passé par la filière : i’or en íaine , qui est presque lemême » est un fil appîatt entre deux rouleaux d’aeier poii ; onl’emploie comme l'or filé dans la fabrique des étoffes de foie.

Ce que l’on nomme or en coquilles , sont des rognures defeuilles d’or appeiiées bracíeoìes , qu’on broie Sc qu’on incorporeavec du miel ; on les met ensuite dans des petites coquilles : cetor ainsi préparé sert aux peintres en mignature.

L’or de la monnoie est communément allié de même quel’argent.

Les degrés de la pureté de l’or sont désignés dans le langagedes orfèvres, par karats ; un karat d’or est là vingt-quatriemepartie de quelque quantité que ce soit >d’or pur. L’or tout-à-fait pur est nommé or à vingt-quatre karats ;. ]e karat est un fera-fuit ; le sorupille est vingt- quatre grains > 3 le tiers d*un gros Zfi l’or diminue au feu, c’un vingt-quatrième , il n’en restera plusque 13 parties ; Sc l’on dira or à vingt-trois karats»

Ce métal nommé en françois comme en hébreu doit, suivantla tradition, íà nomenclature à celui qui le découvrit le premier,,lequel s’appelíoit Aurum. Si Or-..