L§L Nouvelle Expos ïtïo
brûle que plus long-tems : tel est celuitrouve en Angleterre, & que l’on nomme canmU
qu s ot
personnes, & notamment aux Anglois, des maladies de poitrineou de consomption. Un phénomène singulier, c’est que si l’onarrose d’huile le charbon minéral , il s’éteint preíqu’auflì-tôt,tandis que si on Fimbibe d’eau, il brûlera avec une violenceextrême. Quand on veut exploiter une mine de charbon , on lâcreuse en maniéré de puits, juíqu’a ce qu’on soit parvenu à laminière ; ensuite on y fait des galeries qui ont pour l’ordinairedeux â trois pieds de largeur, siir cinq de hauteur ; on étançonnevers l’ouverture, pour prévenir l’éboulement des terres dans lesrems de pluie ; mais lorsqu’on a! percé jusques dans le char-bon pur , alors on ne fait que tracer en arc le plancher de lagalerie , fans qu’on ait à craindre aucun accident : les mineursont seulement à combattre quelque chose de très-dangereux,rjui les force souvent à abandonner un puits ou une galerie, &à fouiller ailleurs : c’est une vapeur qui est connue des ouvriersfous le nom de mouffette , de tnáphuis, de pouffe & de touffe :elle n’est sensible, m à la vue,ni à Fodorat : elle s’éleve á dif-férentes hauteurs du bas des puits ou des galeries , & si l’ony plonge une lumière, elle s’y éteint preíqu’aussi-tôt : la mêmelumière , ou d’une chandelle , on d’une lampe , exposée dansd’autres endroits de la galerie , ou à quelques pouces de dis-tance de la place ci-deíTus, n’y souffre aucune altération ; sicette exhalaison ne s’éleve qu’á quelque pouce du sol, les ou-vriers n’en seront incommodés que par un goût d’amertume qu’ilssentent à la bouche; mais si la vapeur gagne la charbonnière,alors ils sentent un grand essoufflement : ils palissent , perdentîa respiration ; enfin ils y laííseroient la vie , s’ils n’étoient promp-tement secourus en les changeant de place. Les charbonniersévitent ce danger, soit en pratiquant des soupiraux au haut deîa mine , soit en perçant des contre-gaîeries : ils établissent decette façon un courant d’aìr qui dissipe f exhalaison à mesurequ’elle s’éleve, & y donne est même tems un air frais & nou-veau. Ce phénomène ne se manifeste, dans ie fond de ces mines,que depuis le commencement de Mai, juíqu’à la fin de Septem-bre , Sc seulement dans celles qui ne font point exposées aunord , mais bien plus dans celles oû les rayons dn soleil Sc -lachaleur de l’atmoíphere se dirigent presque perpendiculaire-ment.
L’on íçait que les bitumes & les charbons fossiles s’allumentîrès-fouvent d’eux-mêmes dans les entrailles de la terre, commeon îe remarque dans quelques mines d’Angleterre. Foyei Urb.,Mijbrn* decalore & igné » p. sSj ; ce qui cause pour lors desaltérations & bientôt des oscillations souterreines. Voye\ f bot.Hifi. nat. lïb. }, p. 141. D’après ces phénomènes , il semble dé-montré que ces substances contiennent tous les principes inflam-mables & suffisons pour produire toutes, les eípeces d’explo-fions chymiques que la nature opéré de tems à autre , & endivers lieux du monde : il ne faut pas cependant confondre