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Tome second.
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du Règne minéral. 167©u de succin noir, fort compacte , & qui a laconsistance & la dureté d’une pierre ; il est uni& luisant dans ses fractures, s’enflamme dans lefeu, en exhalant une odeur très - fétide : étant■ froté , il répand une’ odeur charbonneuse, ou debitume de Judée, & acquiert alors la propriétéd’attirer, comme fait la cire d’Espagne , ou lesuccin ordinaire , quand on leur a fait subir factiondu frotemenr : le jatys nage fur seau ; il est sus-ceptible d’un beau poli, ce qui fait que bien despersonnes lè confondent souvent avec îâ belle agathenoire de la Dalécarlie orientale; mais, commedit M, 'W’allerius , il est aisé de Ten distinguer parsa legéreté, par son opacité, & par la propriétéqu’il a de s’ailumer, & d’attirer de même quele succin.

On trouve lé jayet par couches comme lecharbon de terre , & toujours couvert d’une éfflo-rescence , dont la faveur est vitriolique, dans desrochers voisins des mines de charbons de terre ,comme on le remarque en plusieurs endroits del’Europe , & notamment en Suéde , en Allema-gne , en Irlande, quelquefois dans la Provence ,entre la Sainte-Baume &c Toulon , ÔC dans leLanguedoc: c’est à Wirtemberg qu’on le travaille;on en fait des boètes, des bracelets , des pendansdWeilles , & d’autres ornemens semblables : ontrouve même du jayet dans ce duché, qui aexactement îa forme d’un arbre, 6c dans lequelon reconnoît tout ce qui caractérisé le tissu ligneux.V oyez Sd&Ua phyjico-œconornica , Fol, I 9 pœg*44 ?'('*)• '

. ( 4 ) Quelques naturalistes regardent le jayet comme unelunle minérale desséchée par les feux louterreíns , & dont lespaitíes*vo!atiles qui sont, disent-ils, la vraie pétrole ,a été exaltéepour être transformée en úne efpeee de succin, ou d’ámbreR04r 5 exempt de ces parties terreuses si visiblement abondantes