DU R E © N E MINERAL. L79corps diffèrent des bitumes coagulés proprementdits , en ce qu’ils ne font point mollasses, ni très-durs , mais solides, quoique tendres, friables &insipides : exposés fur le feu & dans des vaisseauxfermés, ils fe subliment en une poudre plus oumoins jaune ; feu ouvert, ils produisent unevapeur acre , qui a la propriété de minéraliferla plûpart des matières métalliques : l’on peutencore définir le soufre une substance miné-rale , concrète > à la maniéré du bitume coagulé ,solide & sèche , cependant tendre & friable ,qui se précipite au fond de l’eaq & contientbeaucoup d’air, mais point du tout de métal yírès-inflammable & íiquéstable, ou se fondantdans un creuset fans s’aliomer, & prenant alorsune couleur rouge qui redevient jaune auffi-tôtque le soufre 5'est figé, se consumant presqu’en*íiérement dans le feu , selon son degré de pureté >& y produisant une flamme bleue, qui exhale 2 l’airlibre une vapeur acide &fort acre au goût, fétide *pénétrante , comme vitriolique & nuisible à larespiration , ou suffoquante , mais dans desvases fermés , fe sublimant à un degré de feu très-modéré, en petits flocons brillans, jaunâtres rdans l’état d'une poudre connue fous le nom de fleurde soufre ; étant mêlé avec les métaux , il lesminer alise 5 c leur ôte le son : îe soufre fe trouvetout formé, tantôt pur ou vierge * & tantôt
mélangé avec de ia terre ( a )*.
( a ) On présume que le soufre vierge îi’est point dîme for-mation primitive,en ce quson le trouve par couches dans ìesendroits ou il y a, ou du moins où il y a eu des feux souter-reins ou des volcans : cependant dn en rencontre de crystaìliíedans plusieurs endroits , & où l’on n’a pas lieu de soupçonner«ju’il y existe , ni qisil y ait jamais eu de r évolution locale sc’est-a-dire-de feu souterrein. Lemery, dans son Traitéuniv* des--drogues simples , édit. de l 7 ; K, dit quùl y a bien deTapparenceque le íòufire eil un vitriol natureJIemení exalté dans la terre