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Tome second.
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r6 Nouvell

ïXPosiTi on

maux ; mais la plupart ne font pas pétrifiées, ai cal-cinées, mais seuleÉ^nt conservées dans leur premierétat : d’àutrès font simplement minéralifées otìcolorées ; on les appelle mens de turquoises ( a ).

f s ) On lit dans les Mémoires de Vacadémie royale des sciences %année 171$, p. 3,30,6* fuir. une observation de M. de Reau-mur, laquelle tend à faire croire que les turquoises ne font autrechose que des dents d’animaux pétrifiéesce que l’on recon-naît , tant par leur forme extérieure, leur consistance, que parleur tissu intérieur qui est filamenteux, & percé d*aIvéoles ou^ouvertures pour les nerfs ; mais on n*á pu slétêrmirìer pré-cisément à quelle espece cfanimal quadrupède ou de poissonces dents ont appartenu : tout ce que Von peut dire aujourd’hui,c’est que les dents né font pas les seules parties des animauxqui se changent en turquoise, c’est-à-dire, qui, après avoir été,pénétrées par un fluide métallique, se sont ensuite endurcies aupoint de recevoir le poli, nitorem S* politurdm gemmeam admit -tentia colore cyaneo , Wallír. puisque l’on voit, entr’autres, àParis, parmi l’unmense collection, des curiosités dépoítíes dansïe magnifique cabinet d’histoire naturelle du roi dc France, unemain toute convertie en turquoise : l’histoirè rapporte que J. Caí-fianus de Puteo avoir l’art de calciner l’y voire fossile, qui est:Vunicorne fojjiíe ou le momotovakojl des Russes ou de Sibérie,8í d’en faire des turquoises : il paroît que Hénckél a connu cemême secret de colorer en bleu des os durcis, trouvés dansle sein de la terre ; mais il avoue n’avoir pu réussir à donnerà ces os la dureté ordinaire des turquoises : il y a déja quel-ques années que M. Gíiettard a donné au public la maniéréde colorer les os des animaux vivans, & notamment des vo-latils , soit avec la gaude ou là garance, ou avec í’orseille &cquelques autres végétaux semblables.

La turquoise est désignée fous plusieurs noms dans les au-teurs, turchejia , turchina , turcofa , turcoid.es j turkaia , turciasgemma ., Scc. parce que la premierè fut trouvée en Turquie :cette substance pierreuse est composée de petites lames osseuses ,convexes, dures en dehors , poreuses intérieurement, & quisouvent ont la propriété de happer à la langue comme unesubstance marneuse : plusieurs auteurs ont rais cette sorte de pé-trification au rang des pierres précieuses, opaques •- on en sai-son , dans le siécle dernier, un commerce assez considérable;celle que les Juifs noús apportent aujourd’hui de Turquie a uneforme ronde, ovale, cabochone, de diverses grosseurs, & co-lorée d’une teinte verte, blanche & bleue : les jouailliers distin-guent cette pétrification en turquoise orientale ou de vieille ro-che, & en turquoise occidentale ou de nouvelle roche.

Celle qui est orientale , tire plus fur le bleu que fur le verd ;çlle est dure, grosse comme une noisette, quelquefois connuele pouce, composée de petites lames convexes, susceptible d’ua