IV
•on a ébranlé jusques aux fondemens del’ordre social?
Qu’est-il résulté de ces nombreux ou-vrages , qui tous tendaient au bonheurdu genre humain ? L’homme en est-ilmeilleur? est-il plus libre, plus fortuné?fournit-il une carrière plus longue etmieux remplie? La fin du xvm. e siècle,de ce siècle de lumières, a-t-elle étéplus heureuse? Après la fatale expériencedes révolutions religieuses et politiques ,arrosées du sang de nos ancêtres et decelui de nos contemporains , qui fumeencore,' sommes-nous plus vertueux,moins frivoles ', moins inconséquens ,plus disposés à sacrifier l’intérêt parti-culier à l’intérêt public, plus attachésà la patrie que nos aïeux ? sommes-nousmeilleurs fils,meilleurs époux, meilleurspères? Hélas ! avouons que les plus bellesthéories en politique, en philosophie eten morale ont eu rarement l’effet qu’ons’en était promis, et même que souvent