XVI
de Labienus furent condamnés au feu.Tibère maintint la loi d’Auguste sur leslibelles*; et il l’appliqua à quelques au-teurs médisans qui attaquèrent sa per-sonne , et qui touchèrent de trop prèsà quelques détails de sa vie privée. Cre-mutius Cordus s’en trouva fort mal ; ilfut condamné , quoiqu’il représentâtqu’il n’avait rien écrit de choquant, nicontre Tibère , ni contre l’impératrice.Son prétendu crime était d’avoir donnéquelques louanges à Cassius et à Brutus .Néron , tout ombrageux et cruel qu’ilétait, ne fit pas toujours exécuter la loid’Auguste avec la sévérité , ou plutôt labarbarie , qui lui était si naturelle. Lepréteur Antistius avait composé des sa-tyres contre Néron ; le sénat ne le con-damna qu’au bannissement et à la con-fiscation de ses biens : l’empereur laissale sénat libre de l’absoudre. Dans lemême temps, Fabricius de Veiento , au-teur de quantité de libelles contre les