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dont le manuscrit fut approuvé par M. Lebas , censeur royalde la classe de chirurgie ; mais , en 1776 , Audran , con-seiller au Châtelet, dénonça cet ouvrage avec beaucoup dechaleur , et conclut, non-seulement à la suppression et àce qu’il*fût brûlé , mais h une punition exemplaire des au-teur , censeurs et imprimeurs. L’auteur fut décrété de prisede corps, les censeurs «l’assigné pour être oui, et l'im-primeur d’ajournement personnel. Au mois de mars 1777 ,intervint jugement au Châtelet qui bannit à perpétuité M.de LisLe, blâme l’abbé Chrétien , admoneste l’autre censeur,M. Lebas, met le libraire Saillant hors de cour, et faitdéfense aux deux imprimeurs de récidiver , pour s'étroécartés du manuscrit censuré. La sévérité de ce jugementne fut pas approuvée du public ; aussi la détention de M.de Lisle dans la prison du Châtelet, fut pour lui un triompheplutôt qu’une punition : il y fut logé très-commodément ,et y reçut chaque jour des visites nombreuses des hommesde lettres les plus distingués , et d’autres personnes puis-santes qui lui offraient toutes sortes de secours et adoucis-saient l’amertume de sa situation. Au mois de mai 1777,le parlement, plus indulgent que le Châtelet, se contentad’admonester M. de Lisle , de faire défense à l’abbé Chrétien ,premier censeur , d’exercer désormais les fonctions de celleplace , et d’enjoindre à Lebas , second censeur , de la classede chirurgie , de ne plus approuver que des livres de souétat . Les libraires furent déchargés de l’accusation. J’aioublié de dire qu’il y eut un procès entre M. de Lisle etl’abbé Chrétien à l’occasion de la censure des trois premier*volume*. La Philosophie de la Nature a ou un grand nombre(l’éditions et a été traduite en langues étrangères. M. Jeande Lisledc Sales est membre de l'Institut national deFrance.Il a été exposé , comme tant d’autres , aux persécutionspendant le régime delà terreur. En 1793.il continuait chu
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