favoris , qui d’ordinaire ont encore moins servi l'état que lesministres...... Avcz-vcins cherché les moyens de soulager
les peuples , et de ne prendre sur eux que ce que les vrai*besoins de l’état vous ont contraint de prendre pour leurpropre avantage? Le bien des peuples ne doit être em-ployé qua la vraie utilité des peuples mêmes.... N’avez-
Vous point mis sur les peuples de nouvelles charges poursoutenir vos dépenses superflues , le luxe de vos tables ,de vos équipages, de vos meubles; l'embellissement doVos jardins et de vos maisons ; les grâces excessives quoVous avez accordées à vos Favoris ? N’aveZ-vous point mul-tiplié les charges et les offices pour tirer de leur créationde nouvelles sommes? De telles créations ne sont que desimpôts déguisés ; elles se tournent toutes à l’oppression despeuples. Ceux qui achètent ces offices créés veulent trouvereu plutôt leur argent avec usure , et vous leur livrez le peuplepour l'écorcher; pour too,ooo livres qu’on vous donnerasur une création d’offices , vous livrez le peuple pour5oo,ooo livres de vexations qu’il souffrira sans remède. .. .*!N’avez-vous point toléré des enrôlemens qui ne fussent pasvéritablement libres? 11 est vrai que les peuples se doiventà la défense de l’état. Mais les princes ne doivent faireque des guerres justes et absolument nécessaires ; mais ilfaudrait qu’on choisit en chaque village les jeunes homme*libres dont l'absence ne nuirait en rien , ni au labourage,ni au cemmerce , ni aux autres arts nécessaires , et quin’ont point de famille à nourrir ; mais il faudrait une fidé-lité inviolable à leur donner leur congé après un petit nombred’années de service, en sorte que d’autres vinssent les rele-ver et servir à leur tour. Mais laisser prendre des homme*sans choix et malgré eux ; faire languir et souvent périrtoute une famille abandonnée par son chef; arracher lelaboureur de sa charrue , le tenir dix ou quinze aus dans