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Tome premier.
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demeure étouffe..... L’amour dit peuple, le bien public ,l'intérêt général de la société, doivent être la loi immuableet universelle des souverains ; cette loi est antérieure à toutcontrat ; elle est fondée sur la nature même ; elle est lasource et la règle sûre de toute les autres lois ; celui quigouverne doit être le premier et le plus obéissant à cettoloi primitive : il peut tout sur les peuples; mais cette loi

doit tout pouvoir sur lui.Ce n’est pas pour lui-mêmtf

que Dieu l’a fait roi; il ne l'est que pour être l’homme de#peuples; et il n’est digne de la royauté, qu’autant qu’ils’oublie réellement lui-même pour le bien public. Le despo-tisme tyrannique des souverains est un attentat sur les droit#de la fraternité humaine ; c'est renverser la grande et sageloi de la nature, dont ils ne doivent être que les conser-vateurs. Le despotisme de la multitude est une puissancefolle et aveugle qui se forcène contre elle-même. Un peuplegâté par une liberté excessive, est le plus insupportable detous les tyrans. La sagesse de tout gouvernement, quel qu’ilsoit, consiste à trouver le juste milieu entre ces deux extré-mités affreuses , dans une liberté modérée par la seule au-torité des lois. Triste état de la nature humaine! Le»

souverains, jaloux de leur autorité , veulent toujours l’éten-dre. Les peuples passionnés pour leur liberté , veulent tou-jours l’augmenter. Il vaut mieux cependant souffrir pou»l’amour de l'ordre , les maux inévitables dans tous les états ,même les plus réglés, que de secouer le joug de toute auto-rité , en se livrant sans cesse aux fureurs de la multitude,qui agit sans règle et sans loi. Quand l’autorité souveraineest donc une fois fixée par les lois fondamentales dans unseul, dans peu ou dans plusieurs , il faut en supporter lesabus , si-l’on ne peut y remédier par des voies compatiblesavec l'ordre. » Je finirai ces citations par les sages et judi-cieux conseils que notre illustre prélat donne à son élèv»