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je dis setdement que , pour le bien qualifier, 51 Tant dir*de lui que c’est la peste et la gangrène de la dévotion ;il est impossible d'en lire une page sans danger d’oiïenserDieu mortellement ; je dis quand merne il ne serait pointdéfendu par les censures ecclésiastiques.Enfin , j’es-
time que Rabelais est un très - maudit et très - pernicieuxécrivain , qui succe peu à peu l’esprit de piété , qui dérobeinsensiblement l’homme de soi-méme , qui anéantit lesentiment de religion ; en un mot , qui a faict plus dodégât en France par les boufibneries , que Calvin par scsnouveautés. Et nos athéistps , si on ne leur coupe les racines,empruntant la malice de l’un , l’insensibilité de l’autre , yajoutant L’impudicité de leur crû , sont sur le point de nousfaire voir d’étranges et horribles malheurs. » Telle est loStyle du père Garasse, de ce bateleur théologien , dont laplume était remplie du fiel le plus amère et le plus gros-sier ; tandis qu’on prétend , chose incompréhensible ! qu ilétait doux et honnête en société. François Garasse , jésuite,né à Angoulémé en r 585 , est mort à Poitiers , où il étaitallé secourir les pestiférés, le 14 juin 1 63 1. Il faut dire,en son honneur, qu’il avait lui-méme demandé à ses supé*jrieurs d'aller remplir cette mission, aussi périlleuse, qu’lio»norahle pour sou humanité et sa religion,
GENEBRAIUD. De Baerarum electionum jure etnecessitate ad Ecclesise Gallieanæ rediptegra*tionem, auclore , G. Genebrat’do. Parisiis , /Y#-vellius , 1593, in- 8 .
Cette édition est plus rare et plus recherchée que celle de1601, Ce liyre a été brûlé par arrêt du parlement d'Aix ,en date du 36 janvier t 5 g 6 , et l’auteur banni du royaume ,avec défense d’y revenir, sous peine de mort. Cependant
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