‘rès-fépréhensibles aux Veux Ju gouvernement ; cependantil faut avouer que ce discours , à part quelques opinionsexagérées, est plein d’enthousiasme national et de vuesprofondes ; les militaires ont beaucoup loué cette produc-tion , qui est la meilleure de M. Guibcrt. Il ne faut pasoublier son Eloge de l’Hôpital , chancelier de France. Ilparut sans nom d’auteur ; mais avec cette devise : « Ce n’estpoint aux esclaves à louer les grands hommes. » On ytrouve beaucoup de hardiesse dans les idées, une attaquedirecte contre le ministère , une marche rapide , un morceauéloquent, où l’écrivain reproche à la France de souffrirlin commissaire anglais à Dunkerque . Voici ce morceau.«• Nos ministres actuels voient patiemment la nation humi-liée sous le poids de ses anciennes injures. Ils ne comptentpour rien l’énergie à redonner à nos esprits, et l’honneur àrendre à nos armes. Le Havre n'est point aux Anglais commedu temps de l’Hôpital ; mais Dunkerque est pour nous unmonument de honte bien plus grand. Un député de cettefière nation y commande en républicain. Semblable à cetambassadeur romain qui traçait un cercle sur le sable au-tour d’Antiochus, en lui disant ces paroles terribles : Vousne sortirez pas de ce cercle que vous ne nieyiez répondu ;tous les jours il nous dit : Vous n élèverez pas une pierresur cette pierre , ou nous vous en punirons. O l’Hôpital!l'Hôpital ! tu étais magistrat et philosophe , et tu auraissoulevé toutes les forces du royaume contre cet intolérableaffront. C’est devant tes mânes que je dénonce ces ministrescoupables ! lis se disent pacifiques et ils ne sont que faibles.Ce n’est point la paix qu’ils veulent conserver, ce sont lesplaces qu’ils occupent. Ils sentent que leur activité ne suffi-rait pas à des mouvemens plus vifs , et que le choc des
grandes occasions briserait leur caractère.«Apolline,