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Faux que Ses Faits ; qu'il n’a vu ce pays qu’à travers le prismede son impiété, et que, tout barbouillé d’idées révolution»naires, il ne parle de politique qu’en illuminé , de tolérancequ’en énergutnene , et d'humanité qu’en orateur de club. »Ce jugement est un peu dur, quoiqu'il soit fondé à biendes égards ; mais il paraîtra bien doux, si on Je compareà celui porté par Ebel , auteur des Instructions pour unVoyageur qui se propose de parcourir la Suisse , etc. Bâle ,1795 , a vol. jrc-12. De Langle est singulièrement maltraitédans cet ouvrage , au sujet de son Tableau pittoresque dela Suisse, Paris , 1790 , in- 12. Ce Tableau est presque entiè-rement le même livre que le Voyage en Espagne ; l’auteurn’a fait que changer les noms des villes et un très-petitnombre de phrases ; aussi Ebel attaque vigoureusement sadélicatesse , sa probité , ses principes philosophiques , son,style , etc. Mais faisons connaître, par quelques citations,la manière d’écrire de M. de Langle. « En Espagne , dit-il*pour peu qu’un ouvrage soit un peu libre , on le brûle. Sijamais celui-ci passe les Pyrénées , il sera brûlé sans doute.Tant mieux : salut aux ouvrages qu’on brûle ! Le lecteuraime les livres qu’on brûle ; le libraire aussi , l’auteuraussi ; c'est son cordon bleu. » L'auteur, à l’articleLÉGENDE,s'exprime ainsi :« Hume , qui félicitait le clergé anglicaud’avoir purifié la légende britannique, eût trouvé bien desréformes à faire dans le calendrier espagnol . Ce calendrierfourmille de saints qu’aucun pays ne connaît.
» Si l’on en croit la plupart des habitans de Madrid ,presque tous ont un bienheureux dans leur famille ; et jeconnais vingt femmes qui ont le bonheur inestimable d’étreeu mères , ou sœurs, ou nièces d’un Saint.
» Benoit XIV répétait souvent : qu'on n'accuse pas Romed'ouvrir an plus offrant les barrières du ciel. Rien pour-tant ne coûte plus cher qu’une canonisation ; et cet argent,