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Tome premier.
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pour le peuple. Elle avait été attribuée à François Hotmail,auteur du hrulum fulmen , écrit en faveur du roi de Navarre,excommunié à Rome , et du Franco-Gallia , ioj3 , in-8 ,dans lequel cet écrivain dit : « Que le royaume de France«'est point successif, comme sont les héritages des parti-culiers ; et qu’autrefois on ne venait à la couronne que parles suffrages de la noblesse et du peuple; si bien que,comme anciennement, le pouvoir et l’autorité d’élire lesrois appartenaient aux états du royaume et à toute la nationassemblée en corps ; aussi était-ce les états qui les dépo-saient du gouvernement. » Là-dessus il apporte les exemplesde Philippe-de-Valois ,deJean,deCharlesV,deCliar!esVIet de Louis XI ; mais il s’attache principalement à démontrercomme, de tout temps , on a jugé que tes Jemrnes étaientincapables de la royauté , on doit aussi les exclure de toutecharge et administration publique. » Ce passage est tiré desadditions aux éloges de M. de Thou. Je crois que le der-nier article de ce passage, relatif à la nécessité d’excluroles femmes du droit de régner , a fait attribuer à Hotmailun Traité , dont le titre singulier est De regno vulvarurn ,et dont la réalité est un problème. Ce Traité pourrait biense réduire à une épigramine qui a couru en i56i , époqueà laquelle la plupart des états de l’Europe étaient adminis-trés par des femmes. La voici telle qu'elle est rapportée dansle Dictionnaire de Bayle :

Vulva régit Scotos (i) , hæres tenet (î) ilia Britannos ,

Flandros et Batavos , nunc Notha vulva ( 3 ) régit.

(i) Marie Stuart .

(a) Elisabeth d’Angleterre.

(3) Marguerite, fille naturelle de l’empereur Charles V , duchesse dal’arme.