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Tome premier.
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philosophique sur le monachisme , 1776 , rVz-8, a été pros-crit. Sa Cacomonade (1) a mérité le même sort. Linguet était fort pour le paradoxe. Je ne sais dans lequel de sesouvrages il soutient que le pain est un poison ; que lesgouvernemens de l’Asie , si monstrueux par leur despotismeatroce , sont préférables à ceux de l’Europe , etc. Simon-Nicolas-Henri Linguet, né à Reims le 14 juillet 17-36, aété condamné à mort, par le tribunal révolutionnaire, le çymessidor an 2 ( 27 juin 1794 ) , un mois avant Robespierre .Le prétexte de sa condamnation , fut qu’il avait encensé,dans ses écrits , les despotes de Vienne et de Londres .

L’ISLE. Lettre de l’abbé de L’IsIe sur les Miraclesde M. Paris . 1781—1732, in 4.

Ces Lettres sont au nombre de trois. La première estrelative aux affaires du jansénisme, dont l'auteur est par-tisan. Les deux autres ont été flétries et supprimées pararrêt du conseil du 24 avril 1737, et un exemplaire a étélacéré et brûlé sur la place du parvis de l’église Notre-Dame , à Paris , par l’exécuteur de la haute-justice. « Ontrouve dans cet ouvrage , dit l’arrêt, tous les caractèresdes libelles diffamatoires et séditieux, soit par la licenceet la malignité avec laquelle l’archevêque de Paris y estattaqué témérairement, sans aucun respect ni pour sa per-sonne ni pour sa dignité , soit par les traits artificieux que

(1) Ce mot vient de cacos, mauvais , malfaisant, cuisant, et de monade,mot emprunté du système de Leibnitz , et qui exprime à peu près lamême chose que molécule dans Buffon. Linguet , sous le mot de caco-monade, désigne cette honteuse maladie, fruit du libertinage , qui attaqueles sources de la génération , et qui ne laisse à ceux qui en sont atteintsque l'espoir de traîner une vie languissante. si une mort cruelle nemet d’abord An à leurs maux.