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clans celui de Sainte Anne : privilège qui n’a jamais étéaccordé qu’à elles deux. Quand Suinte Anne pleurait dansle sein de sa mère , elle faisait aussi pleurer les Chérubinsqui lui tenaient compagnie. Sainte Anne , dans le sein dosa mère , entendit, connut , aima , servit Dieu de la mememanière que font les Anges dans le ciel ; et afin qu’aucunedes trois personnes de la Sainte-Trinité ne fût jalouse doson attention particulière pour l'une d’entre elles , elle fitvcen de pauvreté au Père éternel , voeu d’obéissauce au Filséternel , et vueu de chasteté au Saint-Esprit... Sainte Anne ,qui demeurait à Jérusalem , y fonda une retraite pouf soi-xante-trois filles. L’une d’elles , nommée Marthe, achetaitdu poisson , et savait le revendre dans la ville avec beau-coup de profit. Quelques-unes de ces filles ne se marièrentque pour obéir à Dieu , qui, de toute éternité, avaitdestiné ces heureuses vierges à une plus haute sainteté,que ne fut celle des Apôtres et de tous les Disciples deJésus-Christ . St. Lin , successeur de St. Pierre , naquit d’unede ces vierges ; une autre fut mariée à Nicotième ; une troi-sième à St. Mathieu , et une quatrième à Joseph d'Arimrnalhie , etc., etc. Cet enthousiaste s'attribuait le don desmiracles. Il confessa de vive voix devant les inquisiteurs,que Dieu lui-même l’avait déclaré son ambassadeur , sonapôtre et son prophète ; que Dieu l’avait uni à lui par uneunion habituelle ; que la Vierge Mûrie, avec l'agrémentde Jésus-Christ et de toute la Sainte-Trinité , l avait dé-claré son fils. Enfin , l’on prétend qu’il avoua avoir éprouvédans sa prison, à soixante - douze ans, des tnouvrmrnsqui ne sont point ordinaires à cet âge ; et que ces turpi-tudes lui avaient fait dans le commencement beaucoup depeine ; mais que Dieu lui avait révélé que ces mouvemensne provenaient que de l'effet naturel d'une agitation invo-lontaire , par laquelle il avait autant mérité, que par la