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Carmelifæ opéra omnia. Anbverpiœ , apudJoannem, Bellerum , i5j 6 , 4 a >ol. in- 8 .
Cette édition de ce poëte singulier est fort bonne , maisexcessivement rare , parce que les exemplaires en ont étépresque tous brûlés. Celui que nous citons existait dans labibliothèque de M. Crevenna à Amsterdam . « L’esprit decet auteur était si fécond, dit le Dictionnaire historique. ,qu’il enfanta plus de cinquante - neuf mille vers, dout laplupart sont semés de pointes , et n'offrent qu’une facilitémolle et languissante. Parmi ses poésies , on distingue sesEglogues , dans lesquelles il est tour à tour épicurien etdévot. Il détruit, dans l’une, la croyance d’une autre vie Jet dans l’autre , la Vierge apparaît à un berger , et lui pro-met que « quand il aura passé sa vie sur le Carmel , ellel’enlèvera dans des lieux plus agréables, et l’y fera à jamaishabiter les cieux avec les Dryades et les Hamadryadrs. »Nouvelles Saintes, que nous ne connaissions pas encoredans le paradis. Ses bergers sont d’une grossièreté dégoû-tante. Il s’emporte jusqu'à la fureur contre les femmes etcontre les ecclésiastiques. Contre les femmes, parce qu’ap-pnremment le versificateur Mantouan n’avait pas pu leurplaire ; et contre les ecclesiastiques , parce que les chargesde son ordre n’avaient pas pu satisfaire son ambitiou. C’estsurtout dans son poème de la Calamité des Temps , qu'il«’acharne contre ces derniers avec un emportement dignede l’ Atélin. Ses autres poésies ont pour objet des sujets detqçftale , ou les éloges des Saints. » Baptiste Spagnoii , clitle* Mantouan , né en 1444, est mort en i 5 i 6 , trois ansaprès être parvenu au généralat de son ordre. 11 était«arme.
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