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Tome premier.
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METTRIE. L’Homme machine, par Julien Offrayde la Mettrie. (Leyde ) , i748,*«-i2.

Cet ouvrage a été livré aux flammes en Hollande, etil le méritait bien , ainsi que presque toutes les autresrêveries philosophiques ou satiriques du même auteur ;

savoir , Y Histoire naturelle de Came . ; Y Homme plante,... ;

VArt de jouir .; le Discours sur le Bonheur .;

Pénélope , ou le 'Machiavel en Médecine , 1745 , 3 vol,in- 12, etc. Dans Y Homme machine, on trouve une suppo-sition continuelle de principes en question ; des compa-raisons ou des analogies imparfaites érigées en preuves ;des observations particulières assez justes , d’où il tire desconclusions générales qui n'en naissent point; l’affirmationla plus absolue continuellement mise à la place du doute.Voilà la philosophie de ce médecin ou plutôt de ce char-latan philosophe. L’enthousiasme avec lequel il déclamé ,dit un écrivain respectable, l'air de persuasion qu’il prend ,est capable de séduire ces esprits faibles qui se pareut del'esprit fort pour cacher leur faiblesse. Julien Offray de laMettrie , né en 1709, est mort en 1751. Je vais donner unéchantillon du style et de quelques opinions de cet écri-vain audacieux , que l’on range , avec raison , parmi lesapôtres de l’athéisme ; je ne le prendrai pas dans ce qu’ila écrit de plus répréhensible; mais il suffira pour prouverque Voltaire avait raison , quand il disait que c'était unFou qui n’écrivait que dans l’ivresse (1). « Je n’ai , dit-il ,ni craintes ni espérances ; il ne m’est resté nulle empreint®

(1) Le marquis de Langle dit que la Mettrie était un fou abhorrantDieu : sa passion tenait du délire ; il éprouvait souvent des accès d®frénésie, et choisissait, pour écrire, ces momens d’accès.