341
voit le ministre sage , adroit , habile, mais point du toutle politique scélérat , comme il parait dans quelques-unsdo ses livres. Sesenfanslui étaient très-attaché’s : on assurequ’il était d’un caractère obligeant et que toutes les per-sonnes remarquables de Florence l’estimaient et s’assem-blaient dans les jardins de Cosmo-Ruccelaï pour jouir desagrémens de sa eonversation , de sa familiarité et de seslumières. Ses ouvrages sont, i.° Y Ane d'or , à l'imitationde Lucien et d’Apulée ; 2.° Belphegor , conte que la Fon-taine a imité et surpassé ; 3 0 des petits Poèmes historiqueset moraux ; 4.° deux Comédies , la Mandragore et Glitia ;5 ° Discours sur la première Décade de Tile-Live : il s’ydéclare partisan de la liberté , et y développe la politiquedu gouvernement populaire ; 6.° le Traité du Prince , quifait l’objet de cet article ; 7.0 l 'Histoire de Florence depuis120.5 jusqu’en 1 4q4 > 8.“ la Vie de Castrucio Castracani ,souverain de Lucques , traduite en français par Dreux duRadier ; g. 0 un Traité de l'Art militaire , et enfin , io.° unTraité des Emigrations des Peuples septentrionaux . Les dif-férentes éditions des Œuvres de Machiavel , en italien ,sont celle des Aides , de Venise , 1540, 3 vol. j/j- 8 ; cellede Florence qui a paru en i 55 o , sans nom de ville , 2 vol.in. 4 ; celle d' Amsterdam , 1725, 4 vol. in- 12 ; celle de Lon-dres , 1747,2 vol. in -4 , et 1772, 3 vol. in -4 ; celle de Paris »176S , 6 vol. r/2-12, etc. N’oublions pas de dire que Ma-chiavel a eu beaucoup de critiques; mais qu’il a trouvé ungrand apologiste dans Caspard Scioppius.
( Article omis à la page 277 , après M A HO M ET. )
NI A I L L Y. Lettre de l’Archevêque de Rheîms(Maiily) au Duc d’Orléans, Régent .
On sait que cet archevêque était grand partisan de Reine,